Une alimentation «écométhane»

Un groupe de 400 éleveurs, regroupés à l’intérieur d’une association appelée Bleu-Blanc-Cœur, ont apporté d’importantes modifications au régime alimentaire de leur troupeau afin de limiter les émissions de gaz. Rappelons que le méthane, un gaz contenu dans les flatulences et les rots des vaches, est un puissant gaz à effet de serre. C’est donc dans l’optique de réduire la quantité de gaz produite, que ces éleveurs ont accepté de changer le menu de leurs vaches laitières.

Ils ont remplacé le soya et le maïs par un mélange d’herbes, de graines de lin et de luzerne.

Selon la directrice de l’association Bleu-Blanc-Cœur, Nathalie Kerhoas, «les bêtes produisent 12% de méthane en moins par litre de lait» avec ce nouveau régime. Ceci aurait donc permis de réduire les émissions de 588 tonnes de méthane depuis le début du projet.

La méthodologie baptisée « écométhane » a été validée par le ministère de l’Ecologie et vient d’être «reconnue par l’ONU comme une alternative agricole durable permettant de réduire les émissions polluantes», nous apprend le site du quotidien français, le Parisien.

Il s’agirait de la seule méthode dans le domaine de l’élevage à être reconnue par l’ONU pour réduire les gaz à effet de serre.

Et les coûts ? Tout le monde sait qu’une ration de lin coûte plus cher que du maïs ou du soya… La solution réside dans les crédits carbone. Pour chaque quantité de méthane non-produite, l’éleveur reçoit un bonus carbone versé dans un compté épargne, peut-on lire sur leparisien.fr. Certains disent sauver sur les frais vétérinaires alors que d’autres avancent que les vaches produisent davantage de lait.

L’initiative de ces éleveurs et les résultats de leurs expérimentations ont été présentés lors du récent Salon de l’élevage de Rennes, en Bretagne, il y a quelques semaines.

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