“Une vraie politique agricole, de toute urgence, doit comprendre le fédéral !”

Longueuil (Québec), 8 février 2007 – « Alors que les producteurs agricoles du pays toucheront, en 2007, quatre fois moins de revenus qu’ils n’en faisaient annuellement il y a une dizaine d’années, ce qu’il leur faut de toute urgence, c’est une vraie politique agricole, et non pas une autre consultation! »

C’est le message qu’entend livrer, aujourd’hui, le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin, en compagnie d’une centaine d’agriculteurs lors des consultations fédérales sur la vision d’avenir de l’agriculture canadienne, qui se dérouleront à Saint-Hyacinthe.

Le président de l’UPA appuie son propos sur les toutes dernières prévisions d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Selon ces chiffres, le revenu net agricole s’établira à 784 M$ pour 2007, un des plus bas, sinon le plus bas niveau jamais atteint. En comparaison, la moyenne annuelle dans les années quatre-vingt-dix tournait autour de trois milliards.

« C’est la ixième fois qu’on nous consulte, a souligné Laurent Pellerin, et rarement a-t-on écouté les producteurs ou retenu leurs propositions. Une chose est sûre : nous n’en serions pas là aujourd’hui, si on l’avait fait. L’occasion est donc belle pour le ministre Chuck Strahl de corriger le tir et d’intervenir comme il vient de le faire dans le dossier des ingrédients laitiers.

Soulignons que le ministre a annoncé aujourd’hui l’intention de son gouvernement de limiter les importations de concentrés de protéines laitières pour répondre aux préoccupations des producteurs laitiers quant à l’utilisation de plus en plus répandue de ces concentrés qui prennent la place du lait dans la fabrication de fromages et d’autres produits laitiers.

Le ministre serait bienvenu de poursuivre sur cette lancée, a souhaité le président de l’UPA, qui lui a indiqué deux autres occasions d’agir : parer aux contrecoups des subventions américaines déloyales, à plus forte raison que le différend a été porté devant l’OMC, et incorporer le soutien à la gestion de l’offre dans sa future politique agricole puisque la défense de celle-ci fait partie du vocabulaire du ministre.

« Il y a urgence d’agir, de conclure Laurent Pellerin. Le gouvernement doit poser d’autres gestes pour procurer aux hommes et aux femmes qui vivent de l’agriculture un environnement qui leur permettra de tirer des revenus viables du marché. C’est ça, pour nous, une vraie politique d’avenir!»

Signalons, en terminant, qu’au terme de ces consultations, le président de l’UPA sera disponible pour des entrevues auprès des médias qui en auront préalablement fait la demande.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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