Vaches de réforme : la FPBQ réclame un programme d’une durée d’un an

Longueuil (Québec), 17 novembre 2003 – La Fédération des producteurs de bovins du Québec presse les gouvernements de Québec et d’Ottawa d’aller de l’avant dans la mise en place d’un programme d’un an pour soutenir les 16 000 producteurs de bovins de réforme du Québec qui sont, rappelons-le, sans aucune aide depuis le 1er septembre dernier. Comme il est à prévoir que l’embargo pour ce secteur de production demeure total pour encore plusieurs mois, voire même des années, les producteurs québécois, qui sont toujours dans l’expectative d’un programme fédéral, sollicite une aide d’une durée d’au moins un an.

La Fédération accepte l’exigence du Ministre fédéral de l’Agriculture, M.Lyle Vanclief, d’obliger les producteurs à fournir des preuves d’abattage deleurs bêtes pour obtenir l’aide financière. Cette mesure vise à éviter unecroissance du cheptel canadien. Pour M. Dessureault, « les producteursquébécois accepteraient très bien de vivre avec cette exigence nationale, enautant que le programme-cadre puisse aussi bénéficier de souplesse et deflexibilité dans ses modalités d’application. M. Dessureault ajoute que Québecdevra également mettre l’épaule à la roue en confirmant sa participationfinancière et en s’engageant rapidement dans la livraison d’un programmeadapté à la réalité bovine québécoise.

Parmi les modalités qui devraient être retenues dans ce programme,mentionnons un taux de réforme distinct, de 9 % pour le secteur des bovins deboucherie et de 25 % pour le secteur laitier, dans le calcul de l’aide àverser et le réaménagement de l’aide financière de façon à offrir auxproducteurs un montant forfaitaire supérieur à 300 $ par vache réformée. AuQuébec, un tel programme coûterait 12,8 millions de dollars pour la période du1er septembre au 31 décembre 2003, et environ 40 millions de dollars pourcouvrir une année complète (du 1er septembre 2003 au 31 août 2004).

Rappelons que la découverte d’un cas de vache folle en Alberta, le 20 maidernier, a entraîné la fermeture immédiate des frontières à l’exportation etmené le secteur bovin dans une crise sans précédent. Avec l’ouverturepartielle des frontières américaine et mexicaine, au début d’août, les prix decertaines catégories de bovins se sont raffermis. Toutefois, l’embargo demeuretotal pour les bovins âgés de plus de 30 mois (bovins de réforme).Actuellement, les producteurs reçoivent pour leurs vaches de réforme à peine30 % des prix habituels. Les pertes s’élèvent à quelque 500 $ par vacheréformée, ce qui représente, sur une base annuelle, des dizaines de milliersde dollars par entreprise laitière ou de boucherie.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ)
http://www.bovin.qc.ca/

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