Ligne de temps

Acheter son rendement

Finalement, on a réussi à battre notre record personnel de rendement pour le blé d’hiver sur une longueur complète de champs. Au moment de la récolte, j’étais sûr d’être dans le 9300 kg/ha. Au pif, j’estimais l’humidité à 15 %-16 %.

Pierrot m’a confirmé le vrai test d’humidité. Ah ouin, 19,5 % d’humidité? 9241 kg/ha de blé à 20 %, ça donne seulement 8646 kg/ha à 14,5 %. Ça dégonfle une balloune!

Je me console en me disant qu’on approche lentement vers notre objectif de 10 000 kg. J’ai tendance à m’imaginer quel résultat on aurait obtenu si la pluie était tombée à temps. Je me sors ça immédiatement de la tête. Les bons rendements ne se font pas avec des si, si j’avais, etc. Je dois me donner des objectifs et planifier une stratégie pour y arriver. On progresse 7560 kg/ha en 2015, 8260 kg/ha en 2016, 7600 kg/ha en 2017 et 8646 kg/ha en 2018.

J’ai déjà en tête une foule de détails et de décisions que je peux améliorer. On évalue les gains possibles en semant plus tôt, à différents taux de semis, en comparant des variétés. L’idéal pour nous, c’est de faire des bandes-tests de comparaison au champ. Plus de travail, mais on sait un peu plus où on s’en va. Plusieurs résultats à compiler, mais je vous en partage un aujourd’hui.

On a fait deux tests au champ avec deux variétés différentes de blé. Le but était de vérifier le gain d’utiliser un fongicide pour la protection du feuillage contre les maladies afin de le garder vert plus longtemps : quatre bandes témoins, quatre bandes traitées. Côte à côte. Les résultats sont assez convaincants :10 % de gain de rendement pour une variété et 25 % davantage pour la deuxième. J’ai beau trouvé que ça coûte cher côté produit, mais au final, on est bien loin d’acheter notre rendement.

Blé traité au fongicide.

Blé témoin.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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