Mise en marché 3.0!

J’arpente mon plan de commercialisation de long en large. Déçu d’avoir quelques bases US que je n’ai pas transformées assez vite en dollars canadiens. Mes objectifs sont-ils trop agressifs? Peut-être. Sur une récolte entière, ça m’arrive régulièrement. L’important pour moi, c’est le résultat moyen final. Excellents résultats dans notre soya et le blé. Pour le maïs, après analyse, mon plan était bon, mais 0,15$ trop agressif pour le dernier bloc prérécolte. Ok, j’ai tiré trop haut. J’ai analysé le marché et monté une stratégie. Celle-ci a fonctionné pour les premiers lots, mais finalement, j’ai manqué de temps pour finaliser le dernier. Résultat : des prix en bas de mes objectifs. Une chance qu’on les avait étalés sur différents niveaux. On a donc pu capitaliser sur différentes hausses de prix.

Avec les années, j’ai réalisé qu’on peut sentir et surfer une tendance ou user de patience pour atteindre nos objectifs. Le plus important, c’est comment je vais m’organiser pour bien réagir au marché quand ce sera le temps de conclure un prix. Éviter l’émotivité et l’enthousiasme contagieux quand les prix s’emballent sans raison. Et dans un marché volatil et imprévisible, autant m’installer des balises et déclencheurs pour me pousser à capturer ces opportunités. D’où l’importance de bien connaître nos coûts et surtout essayer de modifier nos interventions dans le système de culture pour le baisser ce fameux coût de production. Le résultat final ne dépend pas du marché, mais de ce que je parviens à en tirer en fonction de notre propre coût de production! « C’est de la job »!

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