Du foin j’en ai trop ! Je fais quoi ?

Pour éviter les pertes, voici quelques conseils.

Du foin j’en ai trop ! Je fais quoi ?

Dans plusieurs régions du Québec, les récoltes de plantes fourragères sont généreuses cette année. Ça fait du bien à entendre !

Qui dit surplus de foin, dit souvent aussi manque d’entreposage. 

Sur la route, je vois toutes sortes de techniques pour entreposer le précieux OR VERT. 

Certains producteurs optent pour l’enrobage de plastique, d’autres, pour de simples toiles pour les recouvrir et d’autres directement par terre dans l’atelier à machineries. 

« Viande à chien », ça serait péché de gaspiller ce foin, comme dirait Séraphin Poudrier.

Pour éviter les pertes, voici quelques conseils pour ceux d’entre vous qui ont choisi d’entreposer votre surplus en balle.

Premièrement, pour ceux qui utilisent l’enrobage. Le nombre de couches de plastique est primordial pour réduire les pertes. Il faut un minimum de 6 couches. 

Deuxièmement, il faut réduire au minimum le temps entre le pressage et l’enrobage comme le démontre cette étude d’Undersander en 2003. 

La hausse de température indique une activité accélérée des levures. Elles sont responsables de vos premières pertes de matière sèche. Elles consomment entre autres les sucres provenant de vos fourrages. Plus le délai est long, plus il risque d’y avoir de pertes.

Un troisième facteur à considérer est l’endroit sur lequel reposeront les balles. Un endroit sec, bien drainé, désherbé et aérer est à préconiser. Si vous n’utilisez pas d’enrobage, la protection au-dessus des balles influencera de beaucoup les pertes totales de matière sèche. Cette étude de l’université du Michigan démontre bien l’importance de la surface et du recouvrement.

Pourcentage de pertes de matière sèche de balles rondes associée au système d’entreposage

Sans enrobage et sans recouvrementSur palette sans recouvrementSur palette avec recouvrementSur le sol avec toileSur le sol enrobéeSur le sol sous un toitDans une grange
27228131355
Michigan state U. 1993. Pennstate U. 1992. Iowa state U. 1996.
U. of Georgia 1993. Anderson et al 1981. Beleya et al 1985. Verma et Nelson 1983.
Atwal et al 1982. Baxter 1986. U Wisconsin (Holmes). Oklahoma state (Huhnke)
U. Wisconsin (Saxe, 2007). West Va U. (Rayburn)

Des pertes de 5 à 20 % pour un aliment qui vaut plus de 250$/tonne de MS, ça représente beaucoup d’argent! Une dizaine de dollars par balle. Du gain net facile à récupérer.

*Texte réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères. Les propos exprimés dans le texte relèvent toutefois de l’auteur et n’engagent pas le CQPF.

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