Impact du gel printanier sur les céréales

Météo Média annonce des nuits plus que froides dans les prochains jours avec un mercure qui pourrait jouer près du point de congélation dans plusieurs régions du Québec, tout un contraste avec les températures enregistrées dernièrement. Ce plongeon des degrés signifie que le gel sera un risque bien présent pour plusieurs cultures, dont les céréales.

Les céréales sont assez résistantes au gel : elles peuvent tolérer des températures aussi basses que -6 degrés Celsius lorsque leur niveau de croissance se situe à moins de 5 feuilles.

Toutefois, certains signes ne trompent pas et signalent que le plant a été atteint par le gel. Il est alors fréquent que des bandes de couleur apparaissent sur les plants. Selon la température, une ou plusieurs bandes seront visibles. Elles auront davantage tendance à apparaître si le mercure fluctue d’un extrême à l’autre, comme cela risque d’être le cas dans les prochains jours. Les nouveaux plants afficheront des bandes de couleurs en alternance, passant du vert pâle – jaune. puis au vert, dans la structure de la feuille.

La décoloration vient du fait que la croissance du plant du plant qui se fait la nuit n’est pas verte mais blanche, ce qui signifie qu’une partie de la feuille qui se développe reste blanche une partie de la nuit jusque avant l’aube. Lorsque les feuilles sont exposées au soleil, les précurseurs de la chlorophylle commencent à changer pour se transformer en chlorophylle, soit le pigment vert. La nouvelle croissance passe alors du blanc au vert.

Lorsque les températures du matin sont froides et ensoleillées, la destruction des précurseurs de la chlorophylle peut se produire, ce qui donne une coloration plus pâle sur la feuille. La lumière du matin et la température vont déterminer l’intensité des bandes de couleur. Dans les cas graves, des pigments rouges colorent les feuilles. La décoloration est plus fréquente dans les champs profondément ensemencés.

Malgré le gel, les jeunes plants affectés devraient se développer normalement, sans affecter le potentiel de rendement. Au pire, les bandes sur les feuilles vont mourir, ce qui aura un impact sur l’afflux des nutriments de l’eau sur le bout des feuilles.

 

Source: Country Guide

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires