Le glyphosate admis encore cinq ans en Europe

Après avoir tergiversé au début du mois, l’Union européenne (UE) a finalement donné son accord à l’utilisation du glyphosate pour une durée de cinq ans. Le vote en faveur a été obtenu après que l’Allemagne se soit rangée du côté en faveur après s’être abstenu lors du premier vote. Dix-huit pays représentant 65% de la population de l’UE ont donc donné leur accord contre neuf s’y opposant et une abstention. La Commission européenne avait jusqu’au 15 décembre pour se décider puisque l’autorisation actuelle se termine à cette date.

Le changement de position de l’Allemagne serait lié à une demande de modifications sur l’usage privé du glyphosate et le respect de la biodiversité, selon les médias français, ce qui aurait fait pencher la balance.

Le président français Emmanuel Macron a toutefois indiqué sur les médias sociaux qu’il a « demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ». D’autres membres du gouvernement ont ajouté qu’ils chercheraient des solutions crédibles. Le syndicat agricole français a pour sa part salué le pragmatisme de l’UE puisqu’il faut du temps pour trouver des solutions crédibles.

La question de l’utilisation su glyphosate en Europe est controversée en Europe, particulièrement depuis que le Centre international de recherche sur le cancer, affilié à l’Organisation mondiale de la santé, a déclaré en 2015 le glyphosate «cancérigène probable» pour l’humain.  Une autre étude publiée le 9 novembre dernier par le Journal of the National Cancer Institute a de son côté publié les données d’une étude américaine, basée sur l’intégralité des travaux indépendants mondiaux, selon laquelle l’exposition au pesticide n’augmenterait pas le risque de cancer.

Sources: France agricole, Libération

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