Les Français sèment un mois plus tôt

Les changements climatiques sont tels qu’en France, les producteurs de maïs sèment un mois plus tôt qu’il y a 10 ans.

Selon un article de l’agence Bloomberg, le maïs se cultive maintenant du nord au sud de la France. Si autrefois la Lorraine marquait la limite des conditions propices pour le maïs, on le cultive aujourd’hui qu’aux abords de la mer Baltique.

En 2011, les rendements moyens de maïs-grain en France ont atteint 10 tonnes métriques à l’hectare. En 2010, c’était 8,98 tm/ha.

Claude Menara, un producteur du département de Lot et Garonne, dans le sud-ouest de la France, affirme qu’il sème son maïs maintenant à la fin mars, plutôt qu’à la fin avril ou au début mai comme il le faisait il y a 10 ans.

En semant plus tôt, les producteurs ont de meilleures chances d’obtenir de plus hauts rendements. Toutefois, une partie des gains de rendement observés seraient attribuable à l’amélioration de la génétique des hybrides.

Les changements climatiques ont aussi des conséquences néfastes, comme l’accroissement du nombre d’épisodes de météo extrême et la dissémination vers le nord des insectes ravageurs. La France se relève justement d’un printemps très sec, qui a fait la vie dure au blé et à l’orge d’hiver. Il s’agissait du printemps le plus sec en 50 ans et les rendements de blé ont chuté à 6,8 tm/ha, alors qu’ils s’établissaient à 7,25 tm/ha en 2010.

Source : Bloomberg

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