Marché des grains: Montagnes russes

Les courtiers sont à la merci des nouvelles provenant des relations entre la Chine et les États-Unis

L’attention des marchés s’est concentrée sur les développements entourant les négociations entre la Chine et les États-Unis, pris dans un bras-de-fer commercial depuis le printemps dernier. L’absence toutefois d’informations sur le déroulement des discussions qui ont lieu à Beijing a amplifié la nervosité des analystes qui misent sur de bonnes nouvelles concernant les tarifs chinois imposés sur le soya américain. Puisque le marché est en plus dépourvu de données avec la paralysie partielle du gouvernement américain depuis trois semaines, le sentiment s’est amplifié, entrainant le soya et le maïs en baisse pour la semaine. Le blé a progressé sur l’espoir d’une reprise de la compétitivité de la céréale américaine.

Le département américain de l’Agriculture a remis à plus tard l’annonce de son rapport prévu le 11 janvier (World Agricultural Supply and Demand Estimates). Ce dernier est une source importante d’informations sur l’offre et la demande mondiale en céréales mais puisque de nombreuses informations n’ont pu être compilées, le gouvernement a préféré remettre à une date non définie son dévoilement. Le Brésil a d’ailleurs attiré l’attention puisque la sécheresse fait craindre depuis plusieurs semaines une production moins abondante. Selon AFP, deux firmes de consultants ont cependant estimé que les pertes seraient moindres que prévu. L’agence Conab prévoit 120,1 millions de tonnes à 118,8 millions de tonnes et le cabinet Agroconsult, une baisse de 5,2 millions de tonnes à 117,6 millions de tonnes.

Avec la devise américaine à son plus bas en trois mois contre plusieurs devises étrangères, le marché a vu une occasion pour le blé américain de reprendre du poil de la bête. La céréale souffre depuis un moment de la compétitivité avec le blé russe qui continue d’attirer les acheteurs. L’Égypte a d’ailleurs annoncé un achat plus important que prévu de la Russie, ce que plusieurs attribuent à la sécheresse vécue en ce moment en Afrique du Nord. Le temps sec sévit également aux États-Unis et un possible impact sur le blé d’hiver, en plus d’un repli des stocks mondiaux ont donné un coup de pouce aux pris du blé.

Le boisseau de soya  pour mars a perdu 1,2% à à 9,1075 $US contre 9,2150 $US la semaine dernière. Le boisseau de maïs qui suit les tendances du maïs a aussi reculé, soit de 1,2% pour le contrat de mars à 3,7825 $US, par rapport à 3,8300 $US vendredi dernier. Le boisseau de blé pour mars a terminé à 5,1950 $US comparativement à 5,1700 $US une semaine plus tôt, un gain de 0,5 %.

 

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