Rendement inespéré pour le maïs

Après les résultats plutôt décevants du soya, le soulagement est palpable chez les producteurs qui ont entamé la récolte de maïs-grain. Contrairement au désastre annoncé il y a à peine quelques semaines, les résultats sont bons dans l’ensemble, et très bons même. « L’écho qu’on a des champs est que les producteurs sont très agréablement surpris, surtout si on se rapporte au début du mois de septembre où ça n’augurait pas très bien. On a du 5 à 6 tonnes l’acre comme rendement, avec un taux d’humidité un peu plus élevé que l’an dernier à 22 à 24%. Ce n’est pas aussi bon que l’an dernier, mais c’est très bien », indique Daniel Barré, directeur maïs-soya chez Synagri.

La récolte bat son plein dans le sud de la province après avoir débuté à la mi-octobre. En Montérégie, les moissonneuses-batteuses sont à pied d’oeuvre et la cadence s’accélérait en raison des prévisions de pluie du week-end. Le rendement moyen se situait aux alentours de 11 à 14 tonnes l’hectare dans la région, pour un rendement de 4 à 5 tonnes l’acre, estimait M.Barré. Le poids moyen était plus léger qu’en 2016 mais figurait à un respectable poids de 68 à 69 kilos à l’hectolitre.

Ces résultats sont inespérés, en raison du retard des plants de maïs pas plus tard qu’au début septembre, rappelle le représentant de Synagri. « On était en déficit d’unité thermique (UTM) de 200 à 300 UTM alors qu’on se trouve maintenant au-dessus de la moyenne (…) C’est la chaleur exceptionnelle qu’on a connu pendant dix jours qui a permis le rattrapage ».

Les dates de semis ont aussi influencé sur les résultats. On observe les meilleurs rendements dans les endroits où les semis ont pu se faire tôt alors que les plus tardifs, ceux faits à la fin mai et début juin sont encore dans les champs et ne seront pas récoltés avant le mois prochain.

Si la qualité est bonne en général, le maïs a aussi connu son lot de problèmes. Alors que le soya a été affecté davantage par la moisissure blanche, plus de cas de fusariose de la tige ont été observés cette année. Les plants ont souffert de malnutrition avec la pluie abondante et le soleil qui s’est fait rare pendant une bonne partie de l’été. Le ver occidental du haricot a également été remarqué cette année.

Les producteurs pourront donc somme toute terminer en beauté l’année 2017 qui en aura donné de toutes les couleurs.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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