Autoroute 30 : Une intention inacceptable !

Saint-Rémi (Québec), 4 mars 2004 – C’est avec un grand étonnement que l’UPA a pris connaissance des propos tenus par une porte-parole du ministre des Transports et rapportés dans certains quotidiens. Le président dela Fédération de l’UPA de Saint-Jean-Valleyfield, monsieur Normand Gagnon,s’est dit surpris et outré d’apprendre que le tracé n’est pas définitif, maisqu’il se réalisera en zone agricole sans qu’il y ait, au préalable, d’autresconsultations publiques.

« Est-ce à dire que le gouvernement va court-circuiter sa propre instancede consultation en environnement et en matière de protection du territoireagricole? Le tracé proposé actuellement devrait faire l’objet de nouvellesconsultations publiques, car il diffère de celui examiné aux audiences de2002. Il faut donc retourner devant la population pour faire la lumière surles véritables conséquences de ce tracé » affirme M. Gagnon.

« Comment un gouvernement peut-il prétendre que ce dossier est clos quandle véritable débat n’a jamais été fait? Il est faux d’affirmer que tous lesenjeux ont été analysés lors des audiences du BAPE en 2002. Rappelons que lesprincipaux intervenants socioéconomiques privilégiaient le tracé Nord » apoursuivi M. Gagnon.

Contrairement aux dires de la porte-parole du ministre del’Environnement, les conclusions du BAPE, quant aux impacts environnementauxet socioéconomiques, ne permettent pas de conclure sans équivoque que l’optionNord soit préférable à l’option Sud.

M. Gagnon rappelle aussi que des démarches juridiques ont été entaméespar la Ville de Saint-Constant afin d’obliger le gouvernement à retournerdevant le BAPE avec la nouvelle proposition de tracé. Cette requête serad’ailleurs entendue en Cour supérieure le 8 avril prochain. C’est à cetteoccasion que le tribunal déterminera l’échéancier de traitement du dossier.« Dans ces circonstances, comment le ministère de l’Environnement peut-ilalléguer le défaut de toute nouvelle consultation devant le BAPE alors qu’unecause est pendante à cet effet devant les tribunaux? » questionne M. Gagnon.

Dans le même article, l’attachée de presse du ministre des Transportssignale l’urgence de réaliser un réaménagement majeur de la route 132.Pourtant, ce boulevard urbain n’est même pas encore prévu dans laprogrammation de ce ministère. « Cet engagement de procéder à des travaux deréfection servirait-il uniquement à dorer la pilule auprès des municipalitéspour appuyer une promesse électorale qui ne respecte pas les règles les plusélémentaires du gros bon sens? » s’interroge le président de la Fédération del’UPA de Saint-Jean-Valleyfield.

Une modification du décret ou encore une loi spéciale annonçant laconstruction de l’autoroute 30 au sud de Saint-Constant dans les terresagricoles aurait l’effet d’une bombe chez tous ceux qui ont le souci deprotéger cette ressource rare et non renouvelable. Pour le président del’Union des producteurs agricoles (UPA), monsieur Laurent Pellerin, « lapréservation du territoire agricole est la pierre angulaire sur laquellerepose la croissance et le dynamisme de notre agriculture. Elle est nécessaireà la pérennité d’un patrimoine collectif à la fois rare et précieux. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)
http://www.bape.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/


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