Le gouvernement fédéral prend de front les difficultés des exportateurs et acteurs de l’industrie dans les marchés internationaux en injectant 75 M$ de plus dans le Programme Agri-marketing.
Le 10 février, Jour de l’agriculture canadienne, le ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, Heath MacDonald, a annoncé le lancement de deux nouveaux volets du programme, soit la Diversification des marchés pour les associations nationales de l’industrie et la Diversification des marchés pour les petites et moyennes entreprises.
Ottawa a indiqué que « les secteurs canadiens de l’agriculture, du poisson et des fruits de mer font face à une incertitude continue sur les marchés mondiaux et à des risques croissants liés aux obstacles au commerce ». Les deux volets ont donc pour mission d’encourager une plus grande diversification des marchés.
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Le mesures seront accessibles à tous les secteurs, mais l’accent sera mis sur ceux qui sont le plus touchés par ces obstacles. On cite par exemple le canola, les légumineuses, le porc, le poisson et les fruits de mer. Le porc canadien est affecté par des tarifs de la part de la Chine et a souvent souffert de manière collatérale des frictions politiques avec le géant asiatique.
Le canola a également été dans le viseur, bien que la dernière entente commerciale entre le Canada et la Chine ait réduit les taux en vigueur. Les fruits de mer comme le homard font face, quant à eux, à des tarifs imposés par les États-Unis depuis avril 2025.
La somme de 75 M$ sera injectée sur une période de cinq ans (2026-2027 à 2030-2031) et disponible dès le 13 février 2026 pour les organisations admissibles, dont les petites et moyennes entreprises qui sont exclues du financement actuel d’Agri-marketing. Le financement se fera sur la base de 70% par Agriculture et Agroalimentaire Canada et 30% par l’entreprise subventionnée.
Les buts visés sont de diversifier au-delà des marchés traditionnels en allant vers les marchés non traditionnels et à fort potentiel de croissance (comme l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Indo-Pacifique). Le marché intérieur et interprovincial est également cité. On invite d’ailleurs la réalisation de projets nationaux et l’élaboration de stratégies de commercialisation pour les secteurs de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement agricole.
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