Saisir nos opportunités

Publié: 20 août 2015

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Mercredi dernier, les intervenants du marché se sont fait surprendre par un rapport du département américain de l’Agriculture (USDA), contre toutes attentes. Et nous aussi! Résultat : un fort réajustement de marché, bref un rapport qui fait mal. Pourtant, quand je fais le tour de mon plan de commercialisation, je réalise qu’on a un bon travail de fait jusqu’à maintenant. Pour le reste, il s’agit d’être patient et de garder le cap sur nos objectifs.

L’important est d’être bien informé sur les marchés, de faire de bonnes analyses, d’établir des seuils de support et de résistance. Le plus difficile est d’établir NOS objectifs.

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Ça coûterait moins cher aujourd'hui de laisser aller le cours d'eau dans intervention. On investit aujourd'hui afin de s'assurer de conserver l'énorme quantité de terre de chaque côté chez nous plutôt qu'elle se retrouve dans le lac Saint-Pierre dans le futur.

Quand l’eau et l’agriculture cohabitent

Le 5 février dernier, je participais au Sommet sur l’eau à Saint-Hyacinthe. J’ai expliqué les deux projets chez nous, soit l’évolution et les performances de notre bassin sédimentaire et le nouvel aménagement d’un cours d’eau avec chenal à deux niveaux.

Si on a une vision haussière, on trouvera toujours un rapport qui confirme notre pressentiment. Même chose pour l’inverse. Je n’oublie jamais que chaque fois que je vends un cat sur le Chicago Mercantile Exchange (CME), il y a un client de l’autre côté qui prend la position inverse. Une analyse différente signifie un risque différent à gérer, alors penser qu’on détient la vérité est illusoire.

À force de courir avec le vent, j’ai réalisé qu’il fallait surtout se connaître. Notre ferme, notre coût de production, notre marge de bénéfice visée. Ça représente quoi en $/boisseau? J’ai aussi réalisé que 500 kg de rendement de plus de maïs-grain fait baisser nos coûts de plus ou moins 0,20 $/boisseau, alors que changer Gertrude contre une moissonneuse usagée de 200 000$ remonterait mon coût de 0,32$ le boisseau.

Pendant que le CME baisse, j’essaie de ne pas regarder seulement le mur devant. Je regarde plutôt la façon de l’éviter. Je préfère voir quelles opportunités ce contexte pourrait m’apporter : les bases qui s’apprécient grâce à la baisse du dollar, le pétrole qui baisse, etc.

Une fois nos cibles bien identifiées, il est plus facile de saisir nos opportunités!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Paul Caplette

Paul Caplette

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.