100 000 $ pour la réalisation de projets de recherche dans le domaine de l’aquaculture en régions maritimes

Québec (Québec), 17 mars 2006 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Yvon Vallières, s’associe au ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Côte-Nord pour annoncer l’attribution d’une aide financière de près de 100 000 $ au secteur de l’aquaculture. Cette somme servira à la réalisation de projets de recherche-développement (R-D), particulièrement en ce qui concerne l’élevage des mollusques.

« L’aquaculture en eau marine étant relativement récente au Québec, la R-D est essentielle pour que cette industrie y devienne prospère et durable. Je rappelle d’ailleurs que l’innovation est l’un des moteurs du développement économique et régional et fait partie des priorités de notre plan stratégique 2005-2008 », a souligné le ministre Yvon Vallières.

Deux projets de recherche sur le pétoncle dans la région de la Côte-Nord
Un appui financier de 31 000 $ du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) est accordé à la Société de développement de l’industrie maricole (SODIM) pour la réalisation de deux projets de recherche.

Une première aide financière de 24 000 $ a pour objet d’améliorer la technique et la rentabilité de la production de jeunes pétoncles en écloserie sur la Basse-Côte-Nord. Sous la direction de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), le projet est mené en collaboration avec la seule écloserie privée du Québec, l’entreprise Pec-Nord, qui est située à Saint-Augustin sur la Basse-Côte-Nord. L’expertise des centres de recherche du Nouveau-Brunswick et de la France sera également mise à contribution.

Un second projet, qui bénéficie d’un soutien financier de près de 7 000 $ du MAPAQ, permettra d’évaluer la rentabilité de différents scénarios d’élevage du pétoncle d’Islande. Grâce à cette étude, confiée à une équipe d’économistes et de biologistes, on pourra estimer, entre autres, le volume de production nécessaire pour atteindre le seuil de rentabilité. Si les résultats se révèlent concluants, cette espèce bien adaptée aux conditions climatiques de la Côte-Nord, pourrait susciter un intérêt pour le démarrage de nouvelles productions aquacoles.

Valorisation de l’oursin vert dans la région du Bas-Saint-Laurent
Par ailleurs, le MAPAQ accorde une subvention de 30 000 $ pour la réalisation d’un projet en partenariat avec la SODIM. Celui-ci vise le développement de techniques pour améliorer la qualité des gonades, la partie comestible de l’oursin. Une équipe de l’ISMER de Rimouski, en collaboration avec Échinord inc., entreprise située à Saint-Fabien dans le Bas-Saint-Laurent et spécialisée dans le conditionnement de cette espèce, mène des essais en vue de démontrer que le transfert d’oursins d’une zone marine peu productive à un milieu plus propice au développement des gonades de l’oursin permettra d’en améliorer la qualité et, de ce fait, la valeur commerciale.

Recherche sur les indicateurs de stress chez les espèces d’élevage
Le MAPAQ investira également 36 500 $ dans le domaine des indicateurs de stress des mollusques. Cette information pourra être utilisée dans les stratégies d’élevage par les chercheurs et les mariculteurs pour obtenir de meilleurs rendements de production.

Le projet s’échelonnera sur trois ans et sera dirigé par l’ISMER, en collaboration avec des chercheurs de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) et des biologistes du MAPAQ.

« La recherche-développement nous apparaît comme un outil indispensable au succès de l’aquaculture québécoise. Cette annonce montre que le gouvernement du Québec favorise le maintien et le démarrage de projets d’entreprise pouvant assurer un développement économique basé sur les atouts naturels d’une région », a conclu le ministre Vallières.

L’aquaculture en eau marine au Québec concerne essentiellement l’élevage de la moule et du pétoncle géant par 19 entreprises actives situées en territoire maritime. Elle crée environ 135 emplois annuels et saisonniers. La valeur des ventes de la production maricole est estimée à 1,7 million de dollars correspondant à 760 tonnes de produits.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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