76e congrès général de l’UPA

Longueuil (Québec), 1 décembre 2000 – C’est le mardi prochain, le 5 décembre, que s’ouvrira, à Québec, le 76e congrès général annuel l’Union des producteurs agricoles (UPA) sous le thème « Forger une agriculture à notre image », thème qui veut illustrer la préoccupation des producteurs et productrices agricoles de prendre davantage en charge le développement de leur secteur.

« En agriculture, comme dans de nombreux domaines, a fait remarquer le président de l’UPA, M. Laurent Pellerin, il faut s’adapter à un environnement en constante évolution. Là où, hier, la main de l’Etat agissait seule, le monde agricole doit aujourd’hui paver la voie à des partenariats entre producteurs agricoles, gouvernements, organisations agroalimentaires et collectivités. »

Dans cette foulée, l’UPA soumettra au vote de ses délégués le projet de La Financière agricole du Québec, appelée à remplacer la Régie des assurances agricoles du Québec et la Société de financement agricole et qui fait l’objet du projet de loi 144 à l’assemblée nationale. Rappelons que cette idée d’une financière agricole est issue de la Conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire tenue à Saint-Hyacinthe il y a deux ans.

L’UPA profitera également de cette tribune pour rendre public son cadre provincial d’intervention en agroenvironnement, qui définit les grandes orientations que le monde agricole entend prendre pour apporter des solutions aux problématiques agroenvironnementales. Mentionnons que ce cadre d’intervention fait suite au portrait agroenvironnemental des fermes québécoises réalisé l’an dernier et qui a valu à l’UPA un Phénix de l’environnement.

Le dossier du lait destiné à l’exportation de même que les problèmes relatifs à l’application de la loi 23 vont également retenir l’attention des délégués de l’UPA. On sait que les attentes des producteurs agricoles sont très élevées à ce chapitre. L’impasse qui persiste relativement à ces deux dossiers laisse présager que le ministre de l’Agriculture, M. Rémy Trudel, invité du congrès le mercredi après-midi, sera particulièrement interpellé à ce sujet.

Rappelons que, malgré de nombreux engagements gouvernementaux à régler la question, les problèmes de cohabitation en zone agricole reliés à la loi 23 perdurent, faute d’actions concrètes de la part du gouvernement. Quant au dossier du lait d’exportation, les producteurs et les productrices de lait revendiquent depuis des mois une modification d’une décision de la Régie des marchés agricoles et alimentaires afin de mettre en place le canal unique et transparent, seul moyen pour maintenir et développer nos exportations.

« A travers les projets qu’ils mettent de l’avant ou à travers leurs revendications, les agriculteurs et les agricultrices, de conclure le président de l’UPA, gardent le cap et veulent conserver une agriculture dans laquelle ils se reconnaissent, une agriculture qui leur ressemble, qui réponde à leurs aspirations et qui témoigne de leurs valeurs, une agriculture à leur image. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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