Ligne de temps

Bayer veut vendre sa filière vétérinaire

12 000 suppressions d’emplois sont prévues, dont le tiers en agrochimie.

La société allemande Bayer annonce qu’elle a l’intention de vendre plusieurs de ses divisions, dont celle consacrée à la fabrication et la vente de médicaments pour animaux. Bayer prévoit aussi supprimer 12 000 postes à travers le monde d’ici 2021, dont le tiers concerneront la division agrochimique.

Le groupe réagit à la perte de 35% de sa valeur en bourse depuis le début de l’année, ce qui représente une perte en capitalisation boursière de 30G $US. Cette dévaluation est liée à son achat de Monsanto dont le produit vedette, le glyphosate, fait l’objet de 9000 poursuites aux États-Unis. Un paysagiste américain atteint d’un cancer a récemment eu gain de cause lors d’une poursuite contre Bayer. Il plaidait avoir contracté le cancer à la suite d’une utilisation du produit.

La filière vétérinaire se situe au 5e rang des sociétés spécialisés en soins vétérinaires, derrière, Zoetis (anciennement de Pzifer), Elanco, Boehringer Ingelheim (qui a acquis récemment Sanofi) et Merck. C’est le chef de file quant à la vente de produits contre les tiques et les puces pour les chats et les chiens.

La valeur de la division de Bayer est évaluée à 6 ou 7 milliards d’euros, selon le journal Les Échos, ce qui représente 7,9G $US, avec des ventes de 1,6 milliards de revenus, soit 4,5% des revenus de Bayer.

La moitié des postes supprimés devraient se faire parmi les services administratif et 4100 dans la division agrochimique. La société compte 118 200 employés répartis autour du globe.

Sources: Les Échos, Reuters

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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