Blé transgénique : envoi de tranches de pain par la poste à Paul Martin

Québec (Québec), 4 mai 2004 – Une campagne d’envoi de tranches de pain par la poste au bureau du premier ministre Paul Martin a pris son envol partout au pays.

Le Conseil des Canadiens et les AmiEs de la Terre de Québec et del’Estrie reprennent leur bizarre, mais efficace « campagne d’envoi d’unetranche de pain par la poste ».

« La campagne a suscité tellement d’enthousiasme la première fois que nousnous sommes sentis obligés de reprendre l’idée, en envoyant cette fois notrepain directement au bureau du premier ministre, dit Nadège Adam du Conseil desCanadiens. Ceci est un avertissement à Paul Martin pendant qu’il se prépare àaller en élection. »

Le projet envisagé actuellement par Ottawa d’introduire du blé transgénique suscite en effet beaucoup de controverse. Le Conseil des Canadiens et les Ami(e)s de la Terre de Québec et de l’Estrie demandent aux mordus du pain de démontrer leur opposition en postant une tranche de pain à Paul Martin. Des activités entourant la campagne ont été organisées dans lesboulangeries et les épiceries d’un bout à l’autre du pays.

« Les Québécois et les Québécoises ne sauraient manifester plus clairementleur opposition au blé transgénique, dit André Nault des AmiEs de la terrel’Estrie. Il n’y a pas eu de tests afin de vérifier si ces produits pourraientêtre nocifs à long terme pour notre santé et pour l’environnement car aucuneétude n’est disponible pour comprendre et de vérifier les allégations descompagnies de biotechnologies. Et pourtant, Ottawa envisage encore depoursuivre cette idée ridicule. »

Un sondage Ipsos-Reid commandé dernièrement par le Conseil des Canadiensrévèle que 83 % des Canadiens et des Canadiennes souhaitent l’imposition d’unmoratoire sur la mise en marché de tout nouveau produit agricole génétiquementmodifié jusqu’à ce qu’un plus grand nombre de questions de santé etd’environnement aient été réglées.(1)

« Ces chiffres démontrent bien qu’il est tout simplement inacceptable quePaul Martin puisse même songer à permettre la dissémination du blétransgénique au Canada, » soutient Nadège Adam.

Quinze collectivités du pays participent à la « campagne d’envoi d’unetranche de pain par la poste ». Les citoyens et les citoyennes inquiets serendent ensemble dans les boulangeries et les épiceries qui participent à lacampagne afin d’y distribuer du pain et des enveloppes à tous ceux et cellesqui sont préoccupés par cette question. Tous sont encouragés à continuer lacampagne jusqu’à ce que le gouvernement bannisse le blé transgénique auCanada.

« Nous espérons que la vue d’une énorme pile de pain dans son bureauconvaincra finalement Paul Martin de respecter la volonté du public sur cettequestion, dit Anne-Marie Turmel des AmiEs de la terre de Québec. Legouvernement ne doit pas introduire de blé transgénique au Canada. »

(1) Il s’agit des constatations d’un sondage Ipsos-Reid/Conseil des Canadiens effectué du 30 mars au 1er avril 2004. Dans le cas du sondage téléphonique, un échantillon représentatif aléatoire de 1000 Canadiens adultes a été interrogé par téléphone. Dans le cas d’un échantillon de cette importance, les résultats sont considérés exacts à (+/-) 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ce qu’ils auraient été si la population adulte au complet du Canada avait été interrogée. La marge d’erreur sera plus importante à l’intérieur des régions et pour d’autres sous?groupes de la population observée. Ces données ont fait l’objet d’une pondération statistique afin d’assurer que la composition de l’échantillon par région, par âge et par sexe reflète celle de la population réelle du Canada selon les données du Recensement 2001. Vous pouvez voir les résultats du sondage à www.ipsos-reid.com.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

AmiEs de la Terre de Québec
http://www.clic.net/~atquebec/

Conseil des Canadiens (The Council of Canadians)
http://www.canadians.org/

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