CAAAQ : premières réactions de la CSN

Montréal (Québec), 12 février 2008 – « C’est un rapport qui comprend de nombreuses recommandations étoffées. Quarante-neuf en tout. A première vue, il s’en dégage des orientations et des pistes intéressantes. Cependant les travailleurs des usines de transformation alimentaire restent sur leur appétit », a commenté Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, après avoirpris connaissance du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture etde l’agroalimentaire québécois.

Du côté des bons coups, elle a cité en exemple les recommandations visantà soutenir et à développer la transformation et la distribution alimentairesen région. Elle pense également aux objectifs visant la santé et la sainealimentation.

Cependant, la porte-parole de la centrale syndicale observe que lerapport ne comprend pas de recommandations qui auraient pu mettre en oeuvreune politique globale et intégrée de sécurité alimentaire. Pour assurer lasécurité alimentaire, ce rapport aurait dû inclure une recommandation sur ledroit et le devoir d’alerte.

« Je crois que nous étions en mesure de nous attendre à ce que l’onretienne l’idée du droit et du devoir d’alerte », a précisé Denise Boucher. Ledroit et le devoir d’alerte est un concept novateur. Son objectif premier estde garantir à la population du Québec et à celle des pays importateurs que lesproduits québécois sont sains et peuvent être consommés en toute sécurité. Ledroit et le devoir d’alerte s’accompagnent du droit des travailleurs et deleurs syndicats d’arrêter la production lorsqu’ils estiment que nous sommes enprésence d’une situation comportant des risques d’affecter la qualité desproduits et pouvant nuire à la santé.

« Pour nous, il est clair que nous allons poursuivre les démarches pourque ce droit et ce devoir fassent partie de nos pratiques », de déclarer lavice-présidente de la CSN.

Formation
Autre sujet de déception, les recommandations sur la formation continuene visent pas suffisamment les travailleurs des usines de transformationalimentaire. « C’était une commission sur l’agriculture et l’agroalimentaire,mais on peut se demander si l’agroalimentaire n’a pas été un peu négligé dansce cas particulier », de dire Normand Faubert, vice-président de la Fédérationdu commerce de la CSN, présent à la présentation du rapport, cet après-midi àQuébec. « Les travailleuses et les travailleurs de cette industrie sont unefois de plus laissés dans l’angle mort de la formation et de l’application desrègles de sécurité alimentaire », a-t-il déploré.

« Il reste maintenant à voir comment le gouvernement va disposer de cerapport. Quant à nous, nous continuerons nos démarches pour doter le Québecd’une politique de sécurité alimentaire et pour atteindre également lasouveraineté alimentaire », a conclu Denise Boucher.

La CSN compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de tous lestypes de milieux de travail, tant dans le secteur privé que dans le secteurpublic. La FC-CSN regroupe près d’une centaine de syndicats représentant35 000 travailleuses et travailleurs, dont environ 10 000 oeuvrent dans lesecteur agroalimentaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Confédération des syndicats nationaux
http://www.csn.qc.ca

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