Chaud, chaud, jusqu’à jeudi

Des records de température ont été fracassés en fin de semaine dernière, notamment à Montréal, où le mercure a atteint 22,7 degrés Celsius. Le temps chaud se poursuivra toute la semaine.

Mercredi, le mercure pourrait grimper au-delà de 23 degrés à Montréal, selon Météomédia. À partir de jeudi, les températures chuteront brutalement sur l’ensemble de la province, pour atteindre un creux à 5 degrés ou moins samedi.

La chaleur a fait fondre une grande partie de la neige, laissant exposées au soleil de très grandes superficies. Les terres demeurent gorgées d’eau, mais le soleil qu’il fait depuis dimanche contribue à les assécher.

Des précipitations mineures sont prévues jeudi et samedi sur tout le sud du Québec. Toujours selon Météomédia, la semaine suivante sera particulièrement humide et plus près des moyennes saisonnières, avec notamment des épisodes de neige.

Plusieurs météorologues qualifient la vague de chaleur en cours de « jamais vu ». Les moyennes saisonnières pour le sud du Québec pour la deuxième moitié du mois de mars sont d’environ maximum 5 degrés le jour et minimum -3 degrés la nuit.

Ces conditions favoriseront-elles des semis plus hâtifs? Aux États-Unis, des météorologues craignent que l’hiver sec que nous venons de connaître soit suivi d’un printemps avec des précipitations plus abondantes.

L’absence de neige au sol pourra accélérer l’arrivée de conditions de sol idéales pour les semis, mais pour que cela se produise, il faudra quand même compter sur plusieurs journées consécutives d’ensoleillement.

Dans le Midwest américain, plusieurs producteurs ont entrepris le travail de sol printanier. Certains ont même osé commencer à semer leur maïs, même s’il y a encore risque de gel et que les pertes éventuelles ne seront pas éligibles à l’assurance-récolte.

D’après un article sur Agriculture.com, le sol en Illinois est suffisamment chaud pour être ensemencé, mais la date moyenne du dernier gel est le 24 avril.

Un peu plus au sud au Missouri, des tempêtes hivernales peuvent se produire jusqu’à la deuxième semaine d’avril, suivies d’épisodes de gel. Plusieurs se souviennent du gel printanier de Pâques en 2007, qui avait frappé des vergers, les champs de foin et du maïs à peine germé.

À lire aussi :
Records de chaleur à Montréal et à Ottawa  (Radio-Canada)

 

Commentaires