Commission sur l’avenir de l’agriculture : l’UPA salue la décision du gouvernement

Longueuil (Québec), 28 juin 2006 – « Nous accueillons favorablement ladécision du gouvernement du Québec de tenir une commission itinérante surl’avenir de l’agriculture et du secteur de l’agroalimentaire », de déclarermonsieur Laurent Pellerin, président général de l’Union des producteursagricoles (UPA). « Nous avons à maintes reprises préconisé un débat de sociétéinitié par le gouvernement, portant sur les enjeux existants et émergent dansle domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois. L’heure estvenue pour l’Etat d’amorcer une discussion élargie interpellant tous lesmaillons de la chaîne, des agriculteurs jusqu’aux consommateurs », depoursuivre monsieur Pellerin.

Pour l’UPA, dans le cadre de cette consultation, des questions fondamentales doivent être soulevées et traitées en profondeur.Souhaitons-nous maintenir une agriculture locale, basée sur des entreprises oùvivent l’exploitant et sa famille? L’Etat est-il prêt à soutenir ses exigencesen matière de qualité, de traçabilité et d’environnement? Quel typed’agriculture notre société veut-elle pour demain et quels moyens est-elleprête à lui accorder pour assurer sa survie et son développement? Voilàl’exercice de réflexion que le gouvernement du Québec devra mener avecleadership, au bénéfice de tous.

« Il faudra aussi tenir compte que l’agriculture moderne se pratique dansun contexte de mondialisation où plusieurs règles sont maintenant définies àl’échelle internationale. Nous avons peu de prise sur un ensemble de facteursqui influencent directement notre secteur d’activité. En effet, les règles ducommerce international, les politiques de soutien à l’agriculture des autrespays tels que le Farm Bill américain, les politiques monétaires ainsi que lafluctuation des taux de change sont autant d’éléments qui exercent unepression sur les revenus nets des agriculteurs qui, depuis 10 ans, accusentune constante diminution », d’énoncer monsieur Laurent Pellerin.

De l’avis de l’Union, les sujets abordés devraient nécessairementconjuguer les aspects économiques, environnementaux et sociaux. D’ailleurs, ence qui a trait aux enjeux sociaux, l’UPA souhaite que les discussions soientune occasion privilégiée de rapprochement entre les consommateurs, lesagriculteurs et les intervenants du secteur de l’agroalimentaire afin que despistes puissent être identifiées en vue d’assurer une convergence entre lespréoccupations des citoyens, les exigences des consommateurs et la viabilitédes modes de production agricole et agroalimentaire.

L’organisation agricole souhaite aussi qu’à l’issu de cette réflexioncollective émergent les véritables orientations qui seront assignées à notreagriculture et à notre agroalimentaire de demain ainsi que les moyens qu’onveut y accorder pour assurer la vitalité du secteur.

En terminant, monsieur Pellerin a insisté sur le fait que le débat devraêtre neutre et éclairé. Préalable aux consultations, un portrait complet etfactuel de l’agriculture et de l’agroalimentaire devra être brossé ainsiqu’une analyse poussée et objective devra être réalisée sur les enjeuxagricoles et agroalimentaires afin que les participants puissent discuter surune base rigoureuse. « Il est impératif que le processus fasse en sorte quechaque individu, organisation ou entreprise expriment son point de vue aveccivilité et dans le respect des uns des autres en tenant compte du contexteglobal tant régional, provincial et canadien qu’international, et ce, dans uneperspective de réussite collective », de conclure le président de l’UPA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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