Déclaration de Andy Mitchell concernant le rapport sur l’influenza aviaire

Ottawa (Ontario), 21 avril 2005 – « Le 19 avril dernier, le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire (AGRI) a déposé son rapport intitulé Profiter d’une crise de gestion pour devenir de meilleurs gestionnaires de crise. » Dans ce rapport, on analyse la façon dont le gouvernement du Canada a répondu à la crise de l’influenza aviaire (IA) qui a touché la région de la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, en 2004. J’aimerais féliciter le président, M. Paul Steckle, ainsi que les autres membres du Comité, pour leur travail acharné et pour leur engagement envers ce dossier.

Le document propose sept recommandations visant à mieux préparer le gouvernement du Canada à d’autres épizooties grâce à un meilleur système de gestion des crises zoosanitaires

J’aimerais souligner que nous avons déjà commencé à mettre en application un bon nombre des recommandations du Comité permanent. En ce qui concerne les autres, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) procède actuellement à leur évaluation et proposera subséquemment des mesures à prendre.

En février dernier, nous avons commencé à réviser les sommes maximales d’indemnisation prévues par la Loi sur la santé des animaux. Depuis 2004, un certain nombre de mesures ont été mises en place portant sur la biosécurité et les préparatifs d’urgence, notamment l’adoption d’une approche plus inclusive d’échange d’information et de prise de décisions, l’accélération du dépeuplement dès l’apparition des signes cliniques, et la collaboration avec des partenaires en vue d’élaborer des normes de biosécurité.

Le Comité a demandé la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante. En fait, depuis l’apparition du foyer d’IA en Colombie-Britannique, trois examens majeurs ont été réalisés. En tant que ministre, j’estime que notre priorité serait plutôt de parachever les travaux entamés, afin de donner suite à la gamme de recommandations qui ont été formulées. Bien qu’il soit important que nos travaux en matière d’intervention en cas d’urgence zoosanitaire soient constamment soumis à un examen, notre priorité devrait être de se tourner vers l’action et non l’étude.

La deuxième recommandation propose que la vérificatrice générale du Canada conduise une enquête sur les mesures adoptées lors de la crise de l’an passé afin de recueillir des données de référence pour améliorer l’intervention en cas d’urgence, comme toujours. Le gouvernement accueillerait avec plaisir une telle étude.

L’ACIA a réagi conformément aux normes et aux pratiques internationales afin de combattre et d’éradiquer rapidement le foyer d’influenza aviaire en Colombie-Britannique. Cependant, il nous reste encore beaucoup à apprendre sur la façon de gérer les crises zoosanitaires. L’Agence canadienne d’inspection des aliments oeuvre activement à préparer le Canada à affronter d’autres éventuelles épizooties ; elle collabore avec des partenaires de l’industrie de la volaille, des gouvernements provinciaux et municipaux, ainsi que de la population dans l’élaboration de stratégies de préparation aux situations d’urgence.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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