Découverte d’un gène permettant de conserver plus longtemps les tomates et d’autres produits

Washington (États-Unis), 13 avril 2002 – Des scientifisques américains et britanniques disent avoir trouvé un moyen de conserver plus longtemps les tomates tout en améliorant leur saveur et leur fraîcheur, grâce à la modification d’un gène qui contrôle leur mûrissement.

Les chercheurs, qui ont présenté leur découverte dans la revue « Science », pensent que ce système pourrait aussi être applicables aux fraises, bananes, melons et d’autres produits.

« Pour comprendre le mûrissement des tomates et finalement leur saveur, cela pourrait être le Saint Graal », a déclaré Jim Giovannoni, un scientifique du ministère américain de l’Agriculture qui dirigeait les recherches.

Les jardiniers savent que les tomates qui mûrissent sur le plant ont plus de goût que les tomates vendues en supermarché. C’est parce que la plupart des tomates cultivées dans les exploitations agricoles doivent être ramassées avant d’être mûres et de développer leur saveur. Pour les rendre rouges et reprendre leur mûrissement, les tomates sont traitées avec de l’éthylène, un agent naturel pour le mûrissement qui se trouve dans le fruit.

L’équipe de scientifiques de M. Giovannoni a coupé le gène de mûrissement sur le plant de tomate, permettant ainsi de conserver les tomates plus longtemps. Malgré cette opération, elles seraient toujours suffisamment fermes pour être transportées.

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques modifient génétiquement une tomate pour qu’elle dure plus longtemps.

Les tomates Flavr Savr, qui ont été élaborées par modification d’un gène pour les adoucir, avaient reçu le feu vert pour être commercialisées en 1994. Mais elles ont rencontré des problèmes de production et de transport qui ont conduit à leur retrait du marché en 1997. Ces tomates étaient tellement fragiles qu’il était difficile de les transporter sans les abîmer.

De plus, elles ne sentaient pas très bon en raison de la variété à partir de laquelle elles avaient été élaborées, a expliqué Chris Watkins, professeur d’horticulture à l’Université Cornell.

L’équipe de M. Giovannoni a identifié deux gènes, un qui règle le mûrissement et un autre qui contrôle le développement de la fleur. Ces recherches pourraient accélérer la culture de variétés de tomates améliorées, mais il faudra encore des années avant qu’elles ne fassent leur apparition dans les supermarchés. Il faudra en effet obtenir l’aval des autorités sanitaires.

Source : AP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

United States Department of Agriculture (USDA)

http://www.usda.gov/

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