Le gouvernement Trudeau met en place dans son dernier budget avant les élection une enveloppe de 3,65 G$ aux producteurs de lait, d’œufs et de volaille. Le gouvernement fédéral avait promis depuis les premières ententes internationales de compenser les producteurs sous la gestion de l’offre qui seraient lésés par des pertes de parts de marché.
Deux accords entérinés dans les dernières années se sont traduits par des pertes pour ces secteurs. Il s’agit de l’Accord économique et commercial global (AECG), l’entente de libre-échange conclue entre le Canada et l’Union européenne (UE) et le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ces deux traités ont permis aux producteurs étrangers de lait, d’oeufs et de volaille d’avoir un meilleur accès au marché canadien. Le renouvellement de l’ALENA doit pour sa part être adopté par les institutions politiques américaines. Cette dernière entente a grugé un peu plus les acquis de la gestion de l’offre au Canada.
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Ottawa prévoit des mesures de soutien de 2,15 G$ aux producteurs qui devront composer avec des pertes de revenus provoquées par l’AECG et le PTPGP. Le détail de l’aide et le début des versements n’a pas été dévoilé.
«Nous allons poursuivre nos discussions (avec l’industrie) afin d’avoir les détails exacts. C’est quelque chose que nous allons faire dans les prochains mois. Mais l’argent promis est là », rapporte la Presse canadienne.
La somme s’ajoute à un programme d’investissement dans l’innovation de 250 millions $ sur cinq ans, déjà été annoncé dans la foulée de l’accord conclu avec l’UE.
Le budget Morneau met également de côté 1,5 G$ afin de protéger la valeur des quotas des producteurs assujettis à la gestion de l’offre, soit « un programme de garantie de la valeur des quotas qui offrira une protection contre la diminution de la valeur des quotas à la vente (lorsqu’un producteur quitte l’industrie)».
Source: Presse canadienne, Julien Arsenault