Des chercheurs d’AAC font du compostage une science

Ottawa (Ontario), 5 juin 2003 – Le rôle du compostage dans le recyclage des matières organiques et la protection de l’environnement s’est étendu à d’autres activités que le simple jardinage.

Pour souligner la Semaine canadienne de l’environnement, du 1er au 7 juin, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) fera une démonstration de ses travaux de recherche sur le compostage des déjections animales et des déchets de cuisine à des fins agricoles. Partout au Canada, les scientifiques d’AAC ont étendu leurs recherches aux résidus d’usine de transformation des aliments, aux biosolides provenant des eaux usées municipales, aux résidus de jardins urbains et d’aliments ainsi qu’aux déchets du recyclage du papier.

« Les Canadiens comprennent que leurs activités professionnelles, domestiques et récréatives doivent coexister avec l’environnement naturel, a souligné Wayne Lindwall, responsable du programme national de la salubrité de l’environnement. Les propriétaires de jardins privés, les agriculteurs et les autres intervenants font de plus en plus appel à des pratiques écologiques comme le compostage pour protéger les ressources naturelles du Canada et en assurer la durabilité. »

Des solutions à faible coefficient de technologie et à faible coût sont à l’origine des progrès accomplis par les chercheurs d’AAC dans la réduction de l’incidence de la production alimentaire sur l’environnement au Canada. Le compostage sort du jardin pour entrer dans le domaine agricole et commence à s’imposer comme un moyen très efficace de transformer les déchets industriels et municipaux ainsi que les fumiers agricoles en des matières qui améliorent les productions végétales et la qualité du sol.

Le Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA) dont les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu en juin 2001 comporte un volet environnemental. Grâce au CSA et aux recherches d’AAC, les Canadiens de toutes les couches de la société peuvent se situer par rapport aux préoccupations environnementales liées à l’agriculture.

Une équipe de recherche d’AAC en Colombie-Britannique a montré que l’application de paillis de papier de bureau déchiqueté sur des biosolides ou des composts pouvait se traduire par une augmentation de 70 pour cent de la croissance et du rendement des vergers de pommiers à haute densité.

Dans la région des Prairies, des chercheurs d’AAC étudient des systèmes de compostage du fumier de bestiaux pour améliorer l’utilisation des ressources à la ferme. L’élaboration de solutions de rechange pour la manutention du fumier va dans le sens de la production agricole durable, de la protection des ressources en terres et en eau et de l’amélioration de la qualité de vie des agriculteurs, de leurs familles et des collectivités rurales.

À l’Île-du-Prince-Édouard, des chercheurs d’AAC ont montré comment les déchets des usines de transformation du poisson peuvent être utilisés comme engrais agricole sans poser de risque véritable pour l’environnement. Ces mêmes chercheurs examinent actuellement les effets de variantes de cette pratique sur les écosystèmes agricoles partout au Canada.

« La recherche agricole a d’importantes retombées positives sur la vie des Canadiens et bien des gens commencent à peine à le reconnaître, a affirmé John Richards, directeur des sciences d’AAC dans le domaine de l’eau et des nutriments. Je suis fier de nos chercheurs de classe internationale dont les efforts produisent des avantages environnementaux appréciables dans l’intérêt public. »

Se déroulant chaque année au début de juin, la Semaine canadienne de l’environnement coïncide avec la Journée mondiale de l’environnement, proclamée par les Nations Unies en 1972 et célébrée le 5 juin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA)
http://www.agr.gc.ca/canadaentete/

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