Examen des interventions contre l’influenza aviaire : identification des prochaines étapes

Abbotsford (Colombie-Britannique), 28 octobre 2004 – Des représentants des administrations fédérales, provinciales et municipales ainsi que du secteur de l’aviculture ont conclu deux journées de réunions en prenant l’engagement de renforcer les futures interventions contre les épidémies de maladies animales. Le Forum de l’industrie canadienne de la volaille a réuniplus de 190 intervenants qui ont échangé des points de vue sur l’épidémied’influenza aviaire qui a touché la vallée du Fraser le printemps dernier.

Le forum a débuté avec un aperçu de la situation créée par l’épidémie,qui a clairement montré les défis sans précédent qui se posaient en raison dela nature et de l’ampleur de l’épidémie. Des cadres supérieurs de l’Agencecanadienne d’inspection des aliments (ACIA), du ministère de l’Agriculture, del’Alimentation et des Pêches de la Colombie-Britannique (BCMAFF) et du secteurde la volaille présidaient le forum et ont loué les efforts conjoints despouvoirs publics, du secteur et des résidents des régions face à une adversitéaussi imprévisible.

Les interventions ont permis d’éradiquer l’influenza aviaire hautementpathogène des oiseaux domestiques dans la région touchée, de faire face aurisque de maladie chez l’être humain et de collaborer avec les organismes del’industrie nationale afin de réduire au minimum les perturbations desactivités du secteur canadien de la volaille.

Les participants au forum ont formulé la crainte qu’en raison del’intensification des déplacements internationaux de personnes et de denréesaujourd’hui, des menaces comme celles de l’influenza aviaire ne se manifestentplus fréquemment à l’avenir. Ce consensus a souligné la nécessité constanted’une capacité d’intervention d’urgence coordonnée, et des points de vue ontété ouvertement formulés sur la façon dont les opérations futures devraientêtre renforcées.

Les représentants des administrations publiques et du secteur se sontengagés à examiner et à améliorer leurs plans respectifs de gestion desurgences. En particulier, l’ACIA et le BCMAFF ont accepté d’actualiser etd’appliquer le plan fédéral mixte de soutien à l’éradication des maladiesanimales. Les différentes parties ont reconnu que les rôles et lesresponsabilités de chacun devaient être définis en collaboration avec tous leséchelons gouvernementaux et les autres intervenants du secteur.

Les pouvoirs fédéraux et provinciaux ont aussi entamé des discussions surle renforcement des liens entre les laboratoires participant aux analyses surles maladies animales exotiques et à la surveillance.

Le virus de l’influenza aviaire est présent partout dans le monde et esttransporté par les oiseaux sauvages, faisant ainsi de la biosécurité la mesurepréventive la plus importante que tous les intervenants puissent appliquerpour protéger la santé des troupeaux domestiques. L’industrie avicole aproposé de travailler avec les autorités nationales, provinciales et locales àla création de protocoles sur la biosécurité pour améliorer les mesuresexistantes.

Le secteur a aussi présenté un certain nombre de propositions sur denouvelles approches de la gestion des maladies animales. Elles prévoyaient lacréation d’un groupe de travail national pour normaliser la biosécurité dansle secteur de la volaille ainsi que la création de mécanismes quicontribueront à améliorer les interventions rapides et les mesures deconfinement en cas d’épidémies à l’avenir.

Les pouvoirs publics se sont engagés à examiner ces propositions endétail, du fait de leur compatibilité avec les stratégies et les règlementsactuels visant la gestion des maladies animales. De plus, les trois partiesont convenu d’examiner les indemnités prévues par la Loi sur la santé desanimaux.

Les participants au forum ont discuté des menaces complexes queconstituent des maladies comme l’influenza aviaire pour la santé humaine etanimale. L’ACIA, Santé Canada et l’Agence de santé publique du Canada,nouvellement créée, se sont engagés à nouer des relations de travail plusserrées. Le gouvernement fédéral, avec l’appui des autorités provinciales desanté humaine et de santé animale, s’emploiera à la mise au point de plansnationaux de gestion d’urgence génériques et particuliers à une maladie,insistant sur la prévention, le dépistage précoce et l’intervention rapide.

Les trois coprésidents se sont engagés à présenter un sommaire desdiscussions vers la mi-novembre. De plus, tous les participants se sontengagés à commenter l’ensemble des recommandations avant Noel.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

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