France : des doses anormales de cadmium décelées dans des aliments du bétail

Paris (France), 9 février 2006 – Des doses anormales de cadmium, un métal lourd, ont été décelées fin décembre 2005 en France dans un aliment minéral pour bovins, ont annoncé dans un communiqué commun le ministère de l’Economie et le ministère de l’Agriculture.

Interrogée par l’AFP, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) assure qu’il n’y a aucun risque pour la santé humaine.

Le cadmium provient de sulfate de zinc importé de Chine, utilisé comme oligo-élément incorporé en faibles quantités dans les aliments du bétail. Il a été importé en France en septembre 2004 par une société des Côtes d’Armor, précise le communiqué.

La quantité de sulfate de zinc suspectée est de 120 tonnes (6 conteneurs de 20 tonnes). Quelque 68 tonnes ont été commercialisées pour l’alimentation animale auprès de 10 entreprises dans 7 départements de septembre 2004 à juillet 2005, 11 tonnes ont eu une autre destination que l’alimentation et 41 tonnes n’ont pas été commercialisées et sont actuellement consignées, ajoute le communiqué.

Les investigations réalisées par les services de contrôle ont permis de suspecter du sulfate de zinc et, grâce à la traçabilité des produits, de remonter au fournisseur et d’identifier ses clients, les lots et les quantités.

Les services vétérinaires, informés des lieux de livraison, prennent les mesures nécessaires pour retirer de la chaîne alimentaire les parties des animaux susceptibles de contenir du cadmium: le foie et le rein.

Des instructions ont été données aux postes d’inspection frontaliers pour réaliser des contrôles systématiques des teneurs en cadmium sur tous les lots de sulfate de zinc importés de Chine.

Seuls les lots présentant des résultats d’analyses favorables effectuées par des laboratoires agréés, pourront être introduits en France. Par ailleurs, il a été demandé aux professionnels de renforcer leurs autocontrôles sur la présence de cadmium dans le sulfate de zinc de cette origine.

L’expertise de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a été sollicitée pour évaluer le dispositif de sécurisation.

La Commission européenne avait été informée, via le réseau d’alerte communautaire RASFF (Système d’alerte rapide pour l’alimentation), le 27 janvier ainsi que lors du comité permanent de la chaîne alimentaire du même jour.

Source : AFP

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