Gestion des risques agricoles : Québec pose des conditions

Whitehorse (Yukon), 29 juin 2001 – « Le Québec est d’accord, en principe, avec le nouveau cadre proposé dans la mesure où il permet d’accélérer le plan de match convenu au Québec avec nos partenaires. Il adhérera à une entente éventuelle sur la gestion des risques agricoles uniquement lorsque les modalités de mise en oeuvre seront connues et acceptées ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Maxime Arseneau, à l’issue de la Conférence annuelle des ministres de l’Agriculture qui s’est tenue à Whitehorse au Yukon.

Les discussions à l’ordre du jour de la Conférence ont porté principalement sur les objectifs et les principes d’un projet de politique encadrant les actions du gouvernement fédéral, des provinces et du Québec dans le domaine de l’agroenvironnement, la salubrité des aliments à la ferme et l’adaptation des entreprises agricoles aux nouvelles réalités économiques.

Avant d’endosser une telle politique, le Québec doit connaître le montant d’argent que le gouvernement fédéral est prêt à mettre sur table et doit avoir l’assurance que ces nouvelles mesures ne soient pas mises de l’avant au détriment des budgets fédéraux pour le Québec en sécurité du revenu agricole. Le principe de répartition des fonds fédéraux selon l’importance économique totale des secteurs agricoles de chaque province dans l’ensemble canadien doit également être reconnu par le gouvernement fédéral avant que le Québec n’adhère à cette entente.

« Nous ne pouvons cautionner des principes sans connaître les moyens qui seront mis de l’avant pour en assurer l’application concrète. C’est pourquoi l’engagement financier du gouvernement fédéral se doit d’être stable, prévisible à long terme et substantiel pour faire le poids avec les efforts très importants déjà consentis par le Québec dans les domaines visés », a précisé M. Arseneau.

Le ministre Arseneau estime que le gouvernement fédéral se doit d’adopter une approche flexible, ne cherchant pas à imposer ses vues et respectant les façons de faire et les particularités du Québec.

Le ministre Arseneau a par ailleurs porté à l’attention de son homologue fédéral certaines préoccupations du Québec. Il lui a notamment réitéré l’importance de défendre le système de gestion de l’offre sur la scène internationale. À cet effet, M. Arseneau lui a fait part de ses préoccupations quant à la décision du gouvernement fédéral de permettre l’importation supplémentaire de bâtonnets de fromage et lui a demandé de mettre fin à cette pratique.

Il a également fait part au ministre Vanclief de son insatisfaction quant à la lenteur du gouvernement fédéral dans la reconnaissance du mécanisme québécois de certification des produits biologiques sur les marchés internationaux, notamment auprès de l’Union Européenne. À cet égard, les deux ministres ont convenu de développer un plan d’action et un échéancier de travail dans les prochaines semaines.

Finalement, le ministre Arseneau s’est réjoui de la signature de l’Accord fédéral-provincial sur le poulet qui consolide le mécanisme de gestion de l’offre de ce secteur.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Commentaires