Greenpeace diffame les agriculteurs canadiens

Ottawa (Ontario), 10 janvier 2008 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est extrêmement déçue par Greenpeace Canada, qui une fois de plus calomnie les agriculteurs canadiens en déformant les faits et en passant sous silence les importantes contributions que font les agriculteurs à la gouvernance environnementale et à la réduction des gaz à effet de serre dans leur industrie. À la suite d’un rapport publié par son équivalent international, Greenpeace Canada porte de fausses accusations contre l’agriculture canadienne en l’accusant d’être le principal responsable des changements climatiques et en proposant le prélèvement d’une taxe sur les engrais qui causerait la faillite des agriculteurs et qui entraînerait une hausse des prix de la nourriture pour les consommateurs.

« Greenpeace Canada a un agenda politique et l’organisation tente de dépeindre les agriculteurs canadiens comme des criminels environnementaux. Elle ne mentionne aucunement les nombreuses initiatives de gouvernance entreprises par notre industrie pour changer notre empreinte environnementale et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré M. Bob Friesen, le président de la FCA.

Au Canada, seulement sept pour cent des gaz à effet de serre proviennent de l’agriculture, ce qui est inférieur aux 10 pour cent signalés par Greenpeace Canada et nettement inférieur aux 17 à 32 pour cent estimés dans le rapport international comme constituant le pourcentage mondial des émissions de GES attribuables à l’agriculture.

Au cours de la dernière décennie, les agriculteurs canadiens ont pris d’importantes mesures de gouvernance environnementale et ils ont déjà mis en oeuvre un grand nombre des recommandations contenues dans le rapport international de Greenpeace, y compris l’analyse du sol et le travail réduit ou minimum du sol. Les agriculteurs au Canada appliquent des meilleures pratiques de gestion (MPG) qui leur permettent d’utiliser la quantité exacte d’engrais que requièrent leurs cultures. Aujourd’hui, d’importants efforts sont déployés par l’industrie pour accroître la disponibilité et l’adaptation de technologies d’énergie renouvelable dans le domaine de l’agriculture, comme l’énergie éolienne, solaire et de biomasse.

« Le prélèvement d’une taxe sur les engrais ne constitue pas une première mesure pour réduire les émissions de GES provenant de l’agriculture, car les agriculteurs canadiens ont déjà pris une première série de mesures en appliquant de réelles pratiques environnementales », a expliqué M. Friesen. « Une taxe sur les engrais est une taxe imposée aux agriculteurs. Au bout du compte, une telle taxe aurait pour seul effet de chasser encore plus d’agriculteurs des terres et d’envoyer une plus grande partie de notre production alimentaire à l’étranger. »

M. Friesen a ajouté : « Si Greenpeace veut avoir un impact positif sur l’agriculture canadienne, peut‑être qu’elle devrait descendre de sa tour d’ivoire et discuter avec l’industrie sur le terrain pour voir ce que font réellement les agriculteurs au Canada pour l’environnement. Elle devrait avoir un dialogue productif et conclure un partenariat avec le secteur de l’agriculture plutôt que de formuler des critiques non productives et de proposer des solutions mal pensées. »

Fondée en 1935 afin de donner une seule voix unifiée aux agriculteurs canadiens, la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est le plus important organisme agricole au pays. On trouve, parmi ses membres, des organismes agricoles provinciaux et des groupements nationaux et interprovinciaux de producteurs spécialisés. Par l’entremise de ses membres, la Fédération représente plus de 200 000 agriculteurs canadiens et familles canadiennes d’agriculteurs, d’un océan à l’autre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

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