Ligne de temps

Il faudra prendre son mal en patience

Il ne faudra pas se leurrer par la température plus clémente qui règne depuis plusieurs jours sur plusieurs parties de la province pour avoir une impression du printemps à venir. Il semblerait en effet que la prochaine saison ressemblera à plusieurs points de vue au printemps 2017. Plusieurs médias et agences gouvernementales ont présenté leurs prévisions qui réunissent plusieurs points communs, soit des températures sous les normales et davantage de précipitations.

Environnement Canada anticipe que le froid sera plus intense pour l’ensemble du pays pour la période de février-mars-avril. Ce sera particulièrement le cas pour le nord du Québec, de l’Ontario et du Manitoba. Les précipitations seront aussi un peu plus élevées, surtout dans la région de la Gaspésie, des lacs Érié et Ontario et l’Alberta, ce qui devrait donner un peu de répit à la sécheresse qui sévit dans cette région.

Météomédia a sauté dans la mêlée des prévisions, tout en avouant que le printemps est une saison difficile à anticiper, en raison de ses nombreux revirements. Le service de météorologie prévoit que le même patron qui a dominé cet hiver continuera ce printemps avec des hauts et des bas, ce qui est propice à un printemps tardif. Le redoux actuel ne serait qu’une pause de l’hiver qui reprendra ses droits. Encore de 50 cm à 100 cm de neige pourraient tomber sur la province d’ici le 1er mai. Pour la période de mars-avril-mai, Météomédia prévoit que les températures seront « sous les normales dans le sud et l’ouest de la province, mais au-dessus dans l’extrême nord ». Les précipitations seraient pour leur part « au-dessus des normales dans la majorité des secteurs, à l’exception de l’est du Québec ». Les températures maximales tourneraient autour de -5 °C à 21 °C.

Le blogue de Accuweather pour le Canada diffère un peu en prévoyant que le Québec devrait être épargné en partie par le froid et les précipitations qui devraient affecter le pays, à l’exception du nord-ouest de la province. Le temps pluvieux et enneigé qui domine depuis le début de l’hiver devrait demeurer en place, ce qui pourrait saturer le sol et être propice aux inondations en Ontario et au Québec. Ce patron météo amènerait aussi du temps couvert et plus froid que normale pour la saison.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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