Incinération de soja transgénique au Brésil

Rio de Janeiron (Brésil), 5 avril 2002 – Les autorités de l’Etat de Parana (sud du Brésil) incinéreront prochainement plus d’une tonne de soya transgénique, saisi au cours des 30 derniers jours, a-t-on indiqué de source officielle.

Le volume total est d’environ 1,32 tonnes (22 000 sacs de 60 kilos) et a été saisi dans 32 champs de toutes les régions de l’Etat, a précisé le secrétariat à l’Agriculture du Parana. Les exploitations sont de petites propriétés qui totalisent 438,5 hectares, soit moins de 0,02% des 3,3 millions d’hectares cultivés dans l’Etat.

Il s’agit d’un volume peu important, mais qui inquiète les autorités, 70% des exportations brésiliennes de soja s’effectuant à destination de l’Europe et du Japon, opposés aux organismes génétiquement modifiés, où le Brésil a su s’assurer des clients surs, profitant des productions de soja transgénique de ses principaux concurrents, les Etats-Unis et l’Argentine.

La décision d’incinérer le soja génétiquement modifié – dont la culture et la commercialisation sont actuellement interdites au Brésil – a été adoptée la semaine dernière par un conseil formé de 26 organisations publiques et privées liées à l’agriculture locale.

La législation aujurd’hui en vigueur détermine qu’en cas de saisie, les produits transgéniques doivent être « détruits ».

Deuxième plus grand producteur national derrière l’Etat de Mato Grosso (centre-ouest), le Parana devra récolter cette année 9,5 millions de tonnes de soja.

D’autre part, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) a envoyé vendredi une lettre aux leaders des partis, à la Chambre des Députés, pour les alerter sur les risques que représentent les cultures transgéniques au Brésil, avant un vote, dans les prochains jours, sur un projet de libération de ces produits. Ils alertent aussi sur les danger de monopole de certains marchés de graines aux mains d’entreprises multinationales, citant notamment la société américaine Monsanto.

Source : AFP

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