Investissements en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine dans des projets de diversification

Rivière-au-renard (Québec), le 20 juin 2000 – Le gouvernement du Québec appuie treize projets de recherche et développement allant dans le sens de la diversification de l’économie de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine de même qu’à un nouveau projet industriel dans le secteur forestier.







« Ces nouveaux projets indiquent clairement que le virage vers les produits à valeur ajoutée s’accentue en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine et que, tout en demeurant branchée sur ses ressources, dont celles de la mer, la région se tourne résolument vers la nouvelle économie ».


« Au cours des dernières semaines, on a assisté au coup d’envoi de la Relance. Le bilan est passé de 11,2 M $ à plus de 55 M $ d’investissements et le nombre d’emplois créés de 572 à près de 2200. A cela s’ajoutent les nouveaux investissements de 5,7 M $ que j’annonce aujourd’hui et la création de 140 nouveaux emplois », a déclaré le premier ministre.

« Ces nouveaux projets indiquent clairement que le virage vers les produits à valeur ajoutée s’accentue en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine et que, tout en demeurant branchée sur ses ressources, dont celles de la mer, la région se tourne résolument vers la nouvelle économie ».

Le développement des biotechnologies marines

Dans un premier temps, M. Bouchard a confirmé l’octroi d’une aide gouvernementale de 50 % sur un investissement de 1,3 M $ à la firme Pêcheries Marinard, de Rivière-au-Renard, un des chefs de file au Québec en recherche et développement de biotechnologies marines.

Le projet consiste à mener, à l’échelle commerciale, un procédé d’extraction du chitosane à partir de la chitine, elle-même extraite des résidus de crevettes. La technologie unique, mise au point dans les laboratoires de l’entreprise permet la production de chitosane de haute qualité. Polymère naturel recherché, ce produit connaît de nombreuses utilisations dans les secteurs de la pharmacologie, des pâtes et papiers, des cosmétiques, du textile et de l’agro-alimentaire.

Le volume de production prévu est de 50 tonnes et le projet permet le maintien d’une équipe de 25 personnes dont plusieurs jeunes chercheurs. Il présente de plus le grand avantage de transformer en source d’emplois et de richesses, une importante bio-masse jusque là considérée comme un déchet. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, le ministère des Régions, avec le Fonds de diversification économique et Emploi-Québec ont uni leurs efforts afin de soutenir le projet.

La diversification de la production aux Îles-de-la-Madeleine

L’usine Madelimer des Iles-de-la-Madeleine expérimentera deux nouveaux produits de consommation à base de moules emballées sous vide et de maquereau en conserve. La production et la mise en marché de ces nouveaux produits de consommation nécessitent des investissements de 1,2 M $ auxquels le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et le Fonds de diversification économique contribuent pour 555 000 $. Ce projet créera 20 emplois.

Par ailleurs, Pêcheries Norpro des Iles mènera un projet pilote visant la deuxième et la troisième transformation du homard. Ce projet qui génère des investissements de 700 000 $ créera 45 emplois.

La relance de la laiterie Baie-des-Chaleurs

La Laiterie Baie-des-Chaleurs pourra poursuivre et développer ses activités grâce à un investissement de 485 000 $. La modernisation et le développement des marchés de la seule laiterie de la Gaspésie constituent un
rouage essentiel de l’industrie agro-alimentaire régionale. Le projet assure
le maintien de 20 emplois.

Neuf autres projets de recherche et développement

Le premier ministre a de plus confirmé l’appui du gouvernement du Québec à neuf autres projets de recherche, mise au point de produits à valeur ajoutée ou développement de marchés. Ces projets représentent des investissements de 700 000 $.

Parmi les différentes initiatives, soulignons :
un projet de recherche et développement de nouveaux produits de santé et de bio-pesticides à partir de plantes exotiques adaptées à la Gaspésie par la firme Gaspésia Pharma de Cap-Chat;
une étude en vue de la valorisation des résidus de crabe de la Côte sud gaspésienne en divers produits dérivés de la chitine par le Groupe A. Mauger de Sainte-Thérèse;
l’évaluation du potentiel de commercialisation à l’échelle internationale de produits issus des biotechnologies marines par la firme Sémiotix de New Richmond.

La création de trente emplois permanents à Sainte-Anne-des-Monts

Par ailleurs, M. Lucien Bouchard, a annoncé un investissement de 1,3 M $ et la création de 30 nouveaux emplois permanents à la firme Les Cèdres Chics-Chocs inc. de Sainte-Anne-des-Monts.

Le ministère des Ressources naturelles et Emploi-Québec apportent une contribution de 156 900 $ à ce projet tandis qu’Investissement-Québec accorde un prêt 545 000 $. De son côté, le gouvernement fédéral participe au projet pour un montant de 377 000 $ en subvention et contribution remboursable.

L’entreprise construira une nouvelle usine de production de bardeaux de cèdre blanc de l’est en mesure de traiter 10 000 mètres cubes de bois annuellement provenant de la forêt privée dans une proportion de 40 %.

« Le projet est rendu possible d’abord et avant tout par l’initiative et l’expertise d’entrepreneurs de la région qui marquent ainsi leur confiance en l’avenir », a indiqué monsieur Bouchard. Ce projet a aussi été soutenu avec beaucoup de détermination par le député de Matane, Matthias Rioux. Son financement illustre par ailleurs la mobilisation de tous les rouages gouvernementaux susceptibles de soutenir les efforts du milieu dans le cadre de la Relance de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine.

La relance de la Gaspésie, l’affaire de tous

Le premier ministre a indiqué que le génie et l’initiative des gens de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine, appliqués à la mise au point de produits à valeur ajoutée, sont les éléments essentiels de la relance. « Le gouvernement du Québec peut les encourager et les soutenir de toutes ses forces, mais il ne peut pas s’y substituer », a conclu M. Bouchard.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Commentaires