Jamais sans mon lait !

Québec, 19 mars 2002 – Le lait est une denrée de base dans l’alimentation des Canadiens, qui en consomment en moyenne 85 litres chaque année. Or, depuis quelque temps, au Québec, ce produit est devenu un sujet de polémique. « On rend les produits laitiers responsables de problèmes de santé qui n’ont aucun rapport », s’est insurgé le pédiatre Claude Roy. « Résultat : certains parents retirent le lait du régime alimentaire de leurs enfants », a-t-il ajouté.

Pourtant, une enquête sur les habitudes alimentaires des Canadiens en 2000 révélait que les individus comblaient leurs besoins en calcium avec le lait et ses dérivés. Le docteur Stéphanie Atkinson, professeur au département de pédiatrie de l’Université McMaster, en Ontario, a surrenchéri : « le lait et le yaourt représentent la plus importante source de calcium, de phosphore et de protéines, qui sont des éléments constitutifs importants des os. »

L’intolérance au lactose est un des maux dont on accuse le lait. Le docteur Roy a indiqué que celle-ci ne concerne pas les nourrissons car, a-t-il affirmé, « on ne naît pas avec une intolérance au lactose, qui apparaît rarement avant l’âge scolaire ».

L’obésité alimente également la controverse sur les produits laitiers. Le docteur Angelo Tremblay, professeur à l’Université Laval, a observé que des individus, âgés de 20 à 65 ans et consommant beaucoup de calcium, ont une masse adipeuse moins élevée que ceux qui en absorbent moins. « Les femmes, dont l’apport journalier en calcium représente moins de 600 mg, présentent un pourcentage de graisse plus important que celles dont l’apport excède 600 mg », a-t-il poursuivi.

Le scientifique a aussi remarqué qu’une consommation adéquate de calcium diminue les risques de développer des maladies cardio-vasculaires. Il souhaite maintenant se pencher sur le lait en tant que facteur facilitant la perte de poids chez les personnes obèses, dont l’apport en lait et en calcium est insuffisant.

« De toute façon, il serait difficile de nourrir un bébé avec autre chose que du lait », a estimé le docteur Roy, qui a conclu en disant que nous sommes programmés pour ingérer du lait et pour en être dépendants jusqu’à un certain point.

Source : Cybersciences

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Université Laval

http://www.ulaval.ca/

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