La Fédération des producteurs acéricoles du Québec insatisfaite des propositions du ministre Lessard

Victoriaville (Québec), 29 octobre 2007 – Le président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, M. Pierre Lemieux, est catégorique : il faut mieux aider les acériculteurs sinon, c’est la faillite pour plusieurs!Après avoir subi des pertes majeures à la suite de la récolte catastrophiquede 2007, la pire en 40 ans, plusieurs producteurs sont en très mauvaiseposture financière. Les mesures considérées par le ministre de l’Agriculture,des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, M. Laurent Lessard, comme uneavance de fonds complémentaire au Programme canadien de stabilisation durevenu agricole (PCSRA), n’améliorent pas les choses.

Durant le temps des sucres, plus de 600 acériculteurs ont subi des pertesde revenus de près de 25 M$, voyant leur récolte diminuer de 40 à 70 %. « Noussommes exaspérés d’attendre. Nous avons besoin de liquidités pour aider nosproducteurs! Ce que le ministre nous propose est loin d’être suffisant. Ilveut nous prêter de l’argent pour acquitter temporairement les urgences, maisveut nous le reprendre l’année suivante. Nous n’aurons pas plus d’argent à cemoment-là. Il n’est pas normal que des producteurs doivent vendre leurentreprise à cause d’une mauvaise saison! Nous voulons des solutions concrètesqui seront bénéfiques à l’ensemble de l’industrie… et être respectés » aaffirmé M. Pierre Lemieux, président de la FPAQ.

Pas d’assurance-récolte, un non-sens
A l’opposé de la majorité des productions, l’acériculture ne possède pasd’assurance-récolte, qui, en cas de catastrophe, assure une sécurité durevenu. L’intervention gouvernementale, très fréquente dans de nombreuxsecteurs, est marquée de l’exception de l’industrie du sirop d’érable. « Quand20 à 25 % des entreprises acéricoles touchées par ces baisses de rendement nesont plus en mesure de rencontrer leurs obligations financières, c’est qu’il ya une difficulté marquée qui est ressentie. Nous proposons que cette mesuresoit adoptée pour notre industrie rétroactivement pour l’année 2007 et pourl’avenir, et ainsi éliminer cette injustice flagrante » de poursuivreM. Lemieux.

Une avance de fonds irréaliste et un programme inefficace (PCSRA)
La proposition faite par le ministre Lessard de verser une avance defonds complémentaire au programme PCSRA pour combler le manque à gagner, cequi aiderait les acériculteurs dans le besoin, est irréaliste puisqu’il enexige son remboursement dans une période d’un an à un an et demi. Dans lasituation actuelle, le programme PCSRA n’intervient pas assez rapidement etsuffisamment pour aider financièrement les acériculteurs et n’intervient pas,en pratique, auprès d’entreprises diversifiées, situation très fréquente enacériculture puisque très peu de producteurs vivent exclusivement de cetteculture.

Concrètement :

  • les pertes sont estimées à 25 M$;
  • le PCSRA est intervenu provisoirement pour 3 M$;
  • le PCSRA interviendra dans plus d’un an pour un paiement complémentaire pour plus de 3 M$;
  • les pertes non couvertes sont estimées à 19 M$.

La demande de la Fédération
Ce que la Fédération souhaite est simple : qu’en cas de pertesignificative, l’aide versée corresponde à 85 % du revenu normal, soit lerevenu équivalent à celui de l’assurance-récolte. « Les producteurs sont prêtsà assumer une partie des risques. Ce qu’ils souhaitent, c’est l’équité »d’expliquer M. Lemieux.

L’érable, une économie importante au Québec

  • Près de 8 000 entreprises
  • En 2006, exportation de produits de l’érable dans 48 pays d’une valeur de 155 M$
  • Création de 2 300 emplois à temps plein
  • Représente 80 % de la production mondiale
  • Environ 80 % de la production est exportée
  • Grande importance pour l’économie régionale

A propos de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec
Fondée en 1966, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec a pourmission de développer les intérêts économiques, sociaux et moraux de ses7 300 entreprises acéricoles membres. Elle représente des hommes et des femmesqui ont choisi de travailler ensemble, en privilégiant la mise en marchécollective de leur produit. Grâce à la qualité de leur travail, le Québecaffiche aujourd’hui près de 80 % de la production mondiale de sirop d’érable.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs acéricoles du Québec
http://www.siropderable.ca

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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