La fièvre aphteuse a déjà coûté 170 millions d’euros

David Byrne, commissaire européen chargé de la Santé et de la protection des consommateurs, a indiqué lors d’une intervention devant le Parlement européen de Strasbourg, que l’épizootie de fièvre aphteuse a d’ores et déjà coûté 170 millions d’euros. La question du financement des problèmes sanitaires liés aux maladies animales et notamment à la vaccination devra être débattue après la crise actuelle, a-t-il souligné. Un point de vue partagé par le directeur général de l’Office international des épizooties, Bernard Vallat et des personnalités de plus en plus nombreuses en Europe.

Laurens-Jan Brinkhorst, ministre de l’Agriculture des pays-Pas, où l’épizootie se développe rapidement, envisage désormais de réclamer la possibilité de généraliser la vaccination interdite en Europe depuis 1991. Renate Künast, sa collègue allemande, partagerait cette position. Aucun cas de fièvre aphteuse n’a encore été recensé outre-Rhin, mais de graves soupçons pèsent désormais sur une exploitation d’une centaine de porcelets de la Rhénanie. Le Royaume-Uni, où l’épizootie est hors contrôle depuis trois semaines, a demandé et obtenu une autorisation partielle de vaccination, mais ne l’a toujours pas mise en oeuvre. Bruxelles reste hostile à la généralisation de la vaccination, qui a pour corollaire la fermeture des marchés américain et japonais à l’exportation : une perte financière considérable pour l’élevage européen. En revanche, il est vraisemblable que les experts vétérinaires prolongent à nouveau les embargos frappant les exporations des viandes et des animaux sensibles au virus de la fièvre aphteuse au Royaume-Uni (jusqu’à présent prévu jusqu’au 19 avril) et aux Pays-Bas (prévu jusqu’au 6 avril).

Source : Les Échos

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