La ministre Françoise Gauthier s’entend avec le gouvernement fédéral

Québec (Québec), 19 novembre 2004 – Les discussions avec le gouvernement fédéral ont porté fruit pour les producteurs bovins : la ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Mme Françoise Gauthier, annonce une entente sur des mesures qui représentent une contribution fédérale de 28,4 millions de dollars et une contribution du Québec de 19 millions de dollars. La contribution du gouvernement du Québec proviendra de sa participation au Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA) et de son programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (PASRA). Le gouvernement du Québec adhère ainsi à la stratégie canadienne de repositionnement de l’industrie bovine, à la suite de la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou maladie de la vache folle.

« Les modalités du programme annoncé par le gouvernement fédéral le 10 septembre dernier ne répondaient pas aux besoins de l’industrie bovine du Québec. Il a donc été nécessaire de discuter avec le gouvernement canadien pour réviser ces modalités de façon à satisfaire les besoins spécifiques des producteurs du Québec », d’affirmer Mme Gauthier.

Deux mesures permettront donc, au cours de l’année 2005, d’atténuer la pression exercée par la crise de l’ESB sur la chaîne d’abattage des bovins. D’abord, la particularité pour le Québec est que les soumissions des producteurs pour le retrait de leurs bovins et le retrait de leurs veaux d’embouche seront faites de façon collective. Ainsi, l’aide accordée aux producteurs de bovins d’abattage et de veaux d’embouche sera convertie en réduction de prime pour les entreprises inscrites au PASRA.

« L’accord que j’annonce aujourd’hui vient préciser de quelle façon les mesures de soutien destinées aux producteurs s’appliquent au Québec », a expliqué la ministre. L’autre mesure consiste à accorder une avance de paiement spéciale par l’intermédiaire du PCSRA. Cette avance est versée par l’entremise du PASRA québécois. Ces mesures sont administrées par La Financière agricole du Québec.

Le Québec acquiesce aux objectifs de la stratégie fédérale qui consistent notamment à favoriser l’obtention d’un meilleur prix sur le marché en retardant l’abattage d’une partie du cheptel de bouvillons d’abattage et de veaux d’embouche.

Mme Gauthier rappelle que la stratégie proposée vise à poursuivre les efforts pour la réouverture complète du marché américain, à augmenter les capacités d’abattage, à soutenir les producteurs agricoles en attendant l’augmentation des capacités d’abattage et à développer de nouveaux marchés extérieurs.

Toutefois, pour ce qui est des animaux de réforme, les discussions doivent se poursuivre avec le gouvernement fédéral dans le but d’examiner d’autres options que celle qui est proposée, tel un mécanisme d’établissement d’un prix minimal à l’échelle canadienne. « J’ai insisté auprès du ministre fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Andy Mitchell, pour que l’on trouve une façon de mettre en place un mécanisme d’établissement d’un prix plancher pour les animaux de réforme dans l’ensemble du Canada », a expliqué la ministre.

Un prix plancher qui ne s’appliquerait qu’au Québec ne servirait pas, en effet, les intérêts des producteurs québécois puisque, en vertu de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, le gouvernement ne peut d’aucune façon obliger une entreprise à acheter des animaux provenant du Québec.

« Depuis le début, a rappelé Mme Gauthier, je gère cette crise en travaillant de près avec le gouvernement fédéral et les représentants des producteurs et j’ai intensifié mes démarches ces dernières semaines. Il faut aujourd’hui, plus que jamais, que les deux gouvernements conjuguent leurs efforts pour trouver un dénouement heureux pour ces producteurs. »

La ministre, qui multiplie les démarches depuis le début de cette crise, il y a un peu plus d’un an et demi, rappelle que les deux gouvernements ont déjà mis en oeuvre quatre programmes d’aide aux producteurs québécois. Ces derniers ont ainsi reçu 165 millions de dollars en compensation, dont 46,5 millions provenaient du gouvernement du Québec. « Nous nous sommes assurés dans tous les cas que l’aide est adaptée à l’industrie québécoise », a-t-elle précisé.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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