La traçabilité fait ses débuts dans le milieu ovin

Saint-Philippe-de-Neri (Québec), 26 novembre 2002 – Après la mise en place de la
traçabilité dans le secteur bovin, il y a un an, ce sera maintenant au tour de
l’ovin d’en bénéficier. Des représentants de la Fédération des
producteurs d’agneaux et moutons du Québec (FPAMQ) et d’Agri-Traçabilité Québec (ATQ) étaient réunis dans la région de Côte-du-Sud pour annoncer ce

départ tant attendu dans l’industrie ovine et pour effectuer la pose des
premières boucles.

Rappelons qu’au Rendez-vous de mi-parcours des décideurs du monde
agroalimentaire, tenu en 2001, le gouvernement du Québec et l’Union des
producteurs agricoles (UPA) se sont donné le devoir de mettre en place un
système d’identification permanente et de traçabilité des produits agricoles
de la ferme à la table. En septembre 2001, il y a eu la création d’une
organisation autonome sans but lucratif, Agri-Traçabilité Québec inc., dont la
mission est de développer et mettre en opération un système québécois
d’identification et de traçabilité des produits agricoles.

Regroupant en partenariat au sein de son conseil d’administration le
ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
(MAPAQ), l’UPA et La Financière agricole du Québec (FADQ), Agri-Traçabilité

Québec a eu comme premier mandat de mettre en oeuvre un tel système dans les
secteurs bovin, ovin et porcin d’ici 2005. Pour le consommateur, il s’agit
d’une mesure de sécurité qui vient s’ajouter à la classification et aux
inspections permanentes des carcasses d’agneaux au Québec. Il en résulte un
gage supplémentaire de qualité pour ce produit dont la réputation n’est plus à
faire.

Sur la trace des bovins
L’objectif du MAPAQ est de doter le Québec d’un système de traçabilité
efficace en cas de crise sanitaire. A cette fin, il a confié à ATQ le mandat
de gérer ce système. Jusqu’à ce jour, plus d’un million de bovins ont une
étiquette électronique à l’oreille, en plus d’une étiquette visuelle.
« Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer que l’application de la
traçabilité s’étend au milieu ovin », a indiqué la directrice générale d’ATQ,

Mme Linda Marchand.

De son côté, le président de la Fédération des producteurs d’agneaux et
moutons du Québec, M. Langis Croft, a rappelé l’importance de ces mesures pour
les producteurs ainsi que pour la population. « Notre premier souci est
d’assurer la sécurité de ceux et celles qui consomment la viande d’agneau.
Nous sommes très fiers de nos producteurs qui offrent un produit exceptionnel
grâce à une régie d’élevage rigoureuse. La traçabilité a pu être amorcée dans
notre production avec l’injection de 1M$ par Agriculture et Agroalimentaire
Canada, via le Fonds canadien d’adaptation et de développement rural (FCADR).
Le FCADR montre à quel point les programmes fédéraux peuvent être utiles et
rentables quand le secteur décide des investissements à effectuer. Depuis
1995, le FCADR a investi plus de 450 millions de dollars dans des programmes
nationaux et régionaux afin de favoriser un changement progressif au sein du
secteur et des collectivités rurales du Canada. Finalement, soulignons que le
gouvernement du Québec a octroyé des crédits additionnels de 21,5M$ lors du
discours sur le budget 2000-2001 pour les fins de l’instauration d’un système
de traçabilité. Maintenant que les phases exploratoires sont complétées, nous
faisons le saut vers la banque de données d’ATQ. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Agri-Traçabilité Québec (ATQ)

http://www.agri-tracabilite.qc.ca/

La Financière agricole du Québec

http://www.financiereagricole.qc.ca

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

Commentaires