L’accord triennal fédéral-provincial devra offrir une meilleure sécurité aux agriculteurs

Longueuil (Québec), le 6 juillet 2000 – « Toute mesure permettant de réduire les risques associés à la profession agricole et de garantir une plus grande stabilité aux entreprises qui y sont exposées est bienvenue. C’est pourquoi nous accueillons avec satisfaction l’annonce faite hier d’un accord triennal entre Ottawa et les provinces visant la création d’un fonds d’urgence de 5,5 milliards de dollars. »







L’entente intervenue accorde aux producteurs agricoles du Québec une plus juste part de l’enveloppe fédérale de sécurité du revenu agricole, estime l’UPA.


Le directeur général de l’Union des producteurs agricoles, monsieur Jean Larose, précise que cette entente est l’aboutissement de deux ans de négociations entre les agriculteurs canadiens et le gouvernement fédéral. Les producteurs agricoles revendiquaient un ensemble de programmes de sécurité du revenu qui puisse efficacement soutenir leurs entreprises soumises aux aléas climatiques et aux fluctuations brutales des cours agricoles.

De plus, estime l’UPA, l’entente intervenue accorde aux producteurs agricoles du Québec une plus juste part de l’enveloppe fédérale de sécurité du revenu agricole. L’intervention fédérale viendra compléter le programme de base du Québec d’assurance-stabilisation du revenu agricole qui, en 25 ans d’existence, s’est développé selon une approche qui lui est propre, adaptée aux besoins des agriculteurs québécois.

Le versement de 5,5 milliards de dollars paraît généreux mais l’UPA rappelle l’importance des réductions budgétaires imposées à l’agriculture au cours de la dernière décennie. Malgré cet effort de rattrapage, le Canada demeure loin derrière les États-Unis et l’Europe en matière de subventions aux agriculteurs. En 1998, les agriculteurs canadiens ont affronté la concurrence mondiale avec l’aide de subventions équivalant à 140 $US par habitant alors que les Américains recevaient 363 $US et les Européens 381 $US.

Tout en appréciant l’ouverture manifestée par le fédéral, l’UPA entend suivre de près les modalités d’application du programme annoncé à Fredericton. Dans le passé, des délais trop longs ont altéré l’efficacité des interventions auprès des agriculteurs. « Aussi la vigilance est-elle de mise, conclut monsieur Larose, afin de s’assurer d’un financement adéquat des entreprises agricoles qui, de par leur nature, sont soumises à des aléas qui, sans interventions rapides, peuvent compromettre une santé financière difficilement acquise. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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