L’ACIA retirera tous les troupeaux de la région à risque élevé de la Colombie-Britannique pour lutter contre l’influenza aviaire

Ottawa (Ontario), 24 mars 2004 – L’Agence canadienne d’inspection des aliments(ACIA), a annoncé qu’elle dépeuplera tous les troupeaux devolaille qui se trouvent encore dans la région à risque élevé de la vallée duFraser en Colombie-Britannique. La décision fait suite à la détection de l’influenza aviaire à deux exploitations, ce qui a fait grimper à cinq le nombre d’exploitations infectées dans la région à risque élevé.

Le dépeuplement vise à endiguer toute propagation de la maladie enéliminant le bassin d’infection et les oiseaux sensibles à la maladie qui sontprésents dans la région à risque élevé. L’ACIA travaille de concert avec lesautorités provinciales pour régler les questions de biosécurité, de transportet d’élimination des carcasses. L’abattage commencera dès que ces discussionsseront complétées. Environ 275 000 oiseaux seront détruits et retirés de 10exploitations et de 33 troupeaux de petite taille. Leurs propriétaires serontindemnisés conformément à la Loi sur la santé des animaux. Les oiseaux decompagnie ne sont pas visés, à moins de montrer des signes de maladie.

Tous les oiseaux seront éliminés conformément aux règlements provinciauxsur la protection de l’environnement et aux lignes directrices sur la luttecontre la maladie reconnues à l’échelle internationale. L’ACIA continueral’analyse des échantillons prélevés chez les oiseaux à abattre afin d’en tirerdes renseignements supplémentaires sur le virus et l’étendue de la propagationde la maladie dans la région à risque élevé.

L’arrêt de la propagation de la maladie est une priorité du gouvernementdu Canada. Toutes les ressources nécessaires sont mises en oeuvre pour mener àbien cette démarche énergique qui vise à protéger la vitalité de l’industriede la volaille en Colombie-Britannique.

A ce jour, aucun cas d’infection n’a été signalé à l’extérieur de larégion à risque élevé. Toutefois, comme les oiseaux sauvages peuvent êtreporteurs de la maladie, on ne peut exclure la possibilité que l’on détectel’infection à l’extérieur de cette région. L’ACIA intensifie ses activités desurveillance pour contrer ce risque. Celles-ci comportent la cueillette etl’échantillonnage quotidiens des carcasses dans la zone de surveillance aupourtour de la région à risque élevé. On mènera une enquête à toutes lesinstallations où l’on soupçonne la présence de l’influenza aviaire – en raisond’un fort taux de mortalité ou d’une exposition possible au virus.

Le dépeuplement régional dans le contexte de la lutte contre des maladiescontagieuses comme l’influenza aviaire s’inspire des stratégies de luttecontre les maladies animales reconnues à l’échelle internationale. Onréévaluera les restrictions actuelles du transport de la volaille et desproduits de la volaille et les mesures de contrôle de la biosécurité qui sontappliquées dans la vallée du Fraser depuis le 11 mars 2004 à la lumière desnouveaux renseignements qui découleront de la surveillance.

Le risque pour la santé humaine reste faible. Le virus H7 signalé enColombie-Britannique n’a jamais été reconnu comme affectant les humains etdiffère de celui qui frappe actuellement l’Asie. Comme mesure de précaution,les autorités sanitaires locales ont amorcé une enquête dans le but d’évaluerla santé des gens exposés à la volaille dans la région à risque élevé.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

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