Lait : le gouvernement français annonce une première aide de 60 millions d’euros

Paris (France), 22 juillet 2004 – Le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard a annoncé qu’au moins 60 millions d’euros seraient « mobilisés » pour la filière laitière d’ici 2006.

« Ces montants seront très significativement accrus en 2007, avec la révision du programme national de développement rural, notamment en matière de modernisation des bâtiments d’élevage », a déclaré M. Gaymard lors d’une conférence de presse.

M. Gaymard a par ailleurs annoncé qu’il avait obtenu de la Commission européenne l’accord de verser de manière anticipée, le 18 octobre au lieu du 1er décembre, l’aide directe de 280 millions d’euros, pour 2004, prévus par la réforme de la Politique agricole commune (PAC) pour les producteurs laitiers français.

Ce secteur en crise a connu de nombreuses manifestations au printemps, principalement dans l’ouest de la France.

Plus de 50 mesures concrètes ont été présentées avec comme objectif, selon M. Gaymard, de « maintenir le maximum d’exploitations laitières sur tout le territoire » tout en renforçant « la compétitivité de la laiterie France » et en « préservant l’emploi ».

Ces mesures, qui seront mises en oeuvre progressivement, concernent notamment la maîtrise de l’offre au niveau national et européen, la modernisation des bâtiments d’élevage, l’amélioration des conditions de vie des exploitants, les nouvelles formes sociétaires, l’adaptation des outils industriels à l’évolution des marchés et le renforcement de l’image des produits laitiers auprès des consommateurs.

Reste le problème du prix du lait payé aux producteurs, un point sur lequel le gouvernement, pour le moment, ne veut pas intervenir.

Les négociations pour un accord national sur la fixation du prix du lait, destiné à remplacer celui de 1997 qui a expiré fin 2003, ont une nouvelle fois échoué mardi.

Malgré la volonté d’aboutir des deux parties – les producteurs et les transformateurs – l’accord de fond sur la nécessité d’établir de nouvelles modalités de calcul du prix n’a pu être concrétisé dans un document écrit et chiffré. Les négociations se poursuivent au niveau régional.

Source : AFP

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