Le CCP soulève la question de l’étiquetage obligatoire du pays d’origine à la Chambre des communes

Ottawa (Ontario), 5 mars 2009 – Le président du Conseil canadien du porc, Jurgen Preugschas, et le directeur général, Martin Rice, se sont présentés au comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire de la Chambre des communes à titre de témoins à l’étude du comité sur la situation dans le secteur des viandes rouges.

« Les producteurs de porcs du Canada connaissent encore des pertes sans précédent au sein de leurs exploitations, a affirmé Jurgen Preugschas. La crise a d’abord été déclenchée par le taux de change de l’argent canadien qui a grimpé en flèche ainsi que par la hausse du prix des moulées, puis ces problèmes se sont estompés. Malheureusement, ils ont été remplacés par une crise économique mondiale qui réduit l’accès au crédit ainsi que par le règlement américain sur l’étiquetage obligatoire du pays d’origine (COOL). »

« Bon nombre de producteurs ont quitté la production porcine. Le nombre d’exploitations agricoles qui déclarent produire des porcs au Canada a considérablement diminué depuis les deux dernières années. En 2009, on dénombrait 13,7 % moins de fermes porcines qu’en 2008, où déjà on en comptait 11,3 % de moins qu’en 2007. Il y a donc maintenant 28 % de moins de fermes porcines qu’en janvier 2006. Par ailleurs, les stocks de porcs en janvier 2009 sont en baisse de 10,2 % comparativement à janvier 2008 et de 18 % par rapport à janvier 2006, a ajouté J. Preugschas.

Les représentants du Conseil canadien du porc ont rappelé aux membres du comité que même s’ils souhaitent rester optimistes sur le potentiel à long terme de l’industrie canadienne du porc, il est de plus en plus difficile de se préparer aux bouleversements qui continuent de secouer le secteur et de les gérer, le plus récent et le plus urgent étant la réglementation américaine sur l’étiquetage obligatoire du pays d’origine (COOL).

« Le gouvernement canadien, a signalé Martin Rice, doit absolument transmettre dès que possible à la Maison-Blanche nos craintes au sujet du régime d’étiquetage obligatoire du pays d’origine, avant que les transformateurs américains soient tenus de prendre des décisions de gestion qui auront pour effet de fermer des marchés pour les exportations canadiennes de porcs vivants et de viande de porc. L’impact négatif de ces décisions sera d’ailleurs aussi ressenti par des centaines de producteurs de porcs américains qui dépendent du Canada pour s’approvisionner en porcs d’engraissement ainsi que par beaucoup de transformateurs américains qui ont également besoin du porc canadien. »

Jurgen Preugschas sera disponible pour répondre aux questions des médias à 13 h, après la présentation du Conseil canadien du porc.

Le Conseil canadien du porc (CCP) est une association nationale de producteurs, sans but lucratif, gérée par ses membres, qui a pour mission de favoriser la compétitivité du secteur canadien de la production de porcs au sein des marchés mondiaux. Le CCP représente l’ensemble des producteurs de porcs du Canada relativement à une grande variété de politiques publiques qui ont des répercussions directes sur la production de porcs au pays. Grâce à son réseau d’associations provinciales membres, à ses relations fructueuses avec les ministères et agences du gouvernement fédéral ainsi qu’aux liens qu’il entretient à l’échelle internationale, le CCP est en mesure de réagir rapidement et efficacement et de miser sur les possibilités qui s’offrent aux producteurs et à l’industrie.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil canadien du porc (CCP)
http://www.canpork.ca/

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