Le cheptel bovin canadien à son plus bas

Le nombre de bovins au pays devrait passer sous la barre des 12 millions, un chiffre qui n’a pas été vu depuis plus de vingt ans et qui reflète une tendance similaire aux États-Unis.

Le cheptel de bovins au Canada se situera à son niveau le plus bas depuis 1994 d’ici la fin de l’année avec près de 11 985 têtes, selon le bureau américain du Département de l’Agriculture, situé à Ottawa. Il s’agit d’un chiffre inférieur à l’an dernier avec 235 000 animaux de moins, alors que les prévisions misaient plutôt sur une hausse de 35 000 bêtes.

Le bureau américain estime que ce chiffre pourrait encore diminuer l’an prochain pour descendre à son niveau le plus bas depuis 1992 à 11 895 000.

Le déclin s’expliquerait par la baisse continue des bovins laitiers en raison de la productivité croissante des animaux.

De leur côté, les animaux de boucherie voient leur nombre baisser à la suite de la forte demande provenant des États-Unis, ce qui a fait grimper l’exportation vers le sud de la frontière. Ces dernières ont fait un bond de 40% en un an. Les éleveurs américains préfèrent en effet acheter du bœuf canadien pour l’engraisser à faible coût, une mesure maintenant abordable depuis la chute des prix des grains. Le nombre d’animaux exporté a grimpé de 55 000 pour atteindre 1,10 millions. Le prix moyen à la centaine de livres a atteint un record de 163,97 $US en août dernier, représentant une hausse de 28% par rapport à 2014.

Si la tendance se maintient, le cheptel canadien devrait diminuer à 3,9 millions de têtes en 2015, le chiffre le plus bas enregistré depuis 1995. Le niveau élevé du prix de la viande de bœuf devrait stimuler la demande américaine, surtout que le cheptel américain demeure en dessous de ses moyennes habituelles.

Source: Agrimoney

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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