Le CIAQ attribue le Prix Claude-Hayes à 7 personnes

Saint-Hyacinthe (Québec), 28 avril 2009 – C’est avec beaucoup de fierté que Normand Renaud, directeurgénéral du Centre d’insémination artificielle du Québec, et Guy Lavoie, président, ont procédé audévoilement du nouveau Prix Claude-Hayes instauré pour reconnaître l’importante contribution depersonnes à l’évolution et à la renommée de l’entreprise.

Ce dévoilement a été fait en présence de madame Liliane Arcand Hayes, conjointe de feu ClaudeHayes, lors de la présentation du rapport annuel du CIAQ devant les employés et plusieurs invités.Madame Hayes était accompagnée pour l’occasion de son fils Mario et de sa petite-fille Éléonore,tous deux à l’emploi du CIAQ.

Il y a un an, monsieur Renaud annonçait qu’à l’occasion du 60e anniversaire du CIAQ, un tel prixserait créé et c’est à la suite d’un concours parmi les employés que le nom retenu a été celui de sonancien directeur général, Claude Hayes. « Ceux et celles qui ont eu la chance de côtoyerquotidiennement Claude Hayes savent qu’il a été un gentleman et un homme de coeur, de passion etd’humour » souligne monsieur Renaud.

Agronome de formation, Claude Hayes est entré à l’emploi du CIAQ en 1949 et il a consacré toute sacarrière au domaine de l’insémination artificielle. Ses talents de leader et son dynamisme ontcontribué à donner une envergure nationale et internationale au CIAQ. Entre autres, il a établi despolitiques visant à mettre la semence et les services d’insémination artificielle à la disposition deséleveurs du Québec et il a été pionnier de la recherche et du développement des méthodes decongélation de la semence bovine au Québec. Directeur général du CIAQ de 1967 à 1982, il a par lasuite été membre de son conseil d’administration pendant dix ans. M. Hayes a aussi été l’auteur dulivre sur le célèbre taureau Starbuck et coauteur du livre sur les 50 premières années du CIAQ.Pour cette première cuvée, le CIAQ a voulu attribuer un prix en lien avec chaque décennie de la viede l’entreprise en plus de décerner un septième prix pour une personne dont la carrière s’est étaléesur plusieurs de ces décennies. Les sept récipiendaires sont Louis-Nazaire St-Pierre, FernandLaliberté, Gaston St-Laurent, Robert E. Ness, Léo Jacobs, Martin Caron et Robert Chicoine. Unecourte biographie de chacun est présentée en annexe. Les administrateurs du CIAQ, la direction, lepersonnel ainsi que les invités ont été honorés de les recevoir et de souligner leur exceptionnellecontribution à l’évolution et à la renommée de l’entreprise. Ces personnalités ont largement inspiré lepersonnel du CIAQ à offrir un service à la hauteur des aspirations des éleveurs du Québec.

Les premiers récipiendaires du Prix Claude-Hayes Louis-Nazaire St-Pierre

Le choix du candidat pour représenter la 1re décennie du CIAQ s’est naturellement porté sur sondeuxième directeur général, Louis-Nazaire St-Pierre de Saint-Hyacinthe, qui a fait partie de l’équipede quelques personnes qui ont appuyé le Dr Ernest Mercier, premier directeur général, pour mettrel’entreprise en place et lui permettre de faire ses premiers pas. À plusieurs égards, monsieur St-Pierre a probablement eu le mandat le plus difficile de tous les directeurs généraux. L’entreprise étaitencore très jeune lorsqu’il l’a prise en main, il y avait beaucoup de développement à faire et il devaitcomposer avec la tiédeur des autorités du ministère qui n’avaient plus l’enthousiasme du début.L’insémination étant jugée comme une nouveauté, monsieur St-Pierre et son équipe devaientpoursuivre sa promotion avec des moyens très modestes en insistant sur l’amélioration du troupeauet la productivité à moindres coûts. De 1950 à 1966, soit lorsque monsieur St-Pierre a pris les rênesdu CIAQ jusqu’à son départ, on est passé de 16 à 55 taureaux dans les étables, de 27 cerclesd’insémination en activité à 78 CAB et de 16 000 inséminations effectuées au cours de l’année à135 000.

Fernand Laliberté

Associé à la 2e décennie du CIAQ, le récipiendaire est Fernand Laliberté de Saint-Hyacinthe qui estétroitement lié au CIAQ puisqu’il y a oeuvré pendant 38 ans à partir de 1962. Il en est devenu lecinquième directeur général après avoir été pendant plusieurs années directeur général adjoint etdirecteur de la production. Il a joué un rôle majeur dans le développement de la technique decongélation de la semence bovine, ouvrant ainsi la porte à la dissémination efficace du potentielgénétique des taureaux d’élite. Il a aussi contribué à l’application des résultats de recherche qui ontpermis d’augmenter les taux de dilution de la semence, permettant de tripler la disponibilité desdoses de semence des taureaux et ainsi d’élargir considérablement leur impact sur l’améliorationgénétique du cheptel bovin québécois et mondial. Il a été le concepteur du grand complexe desétables de Sainte-Madeleine pouvant loger 740 taureaux et dont le statut sanitaire a permisd’exporter les produits du CIAQ partout dans le monde. Directeur général de 1996 à 2000, il adémontré ses qualités de leader au cours de la période de transition qui a vu le CIAQ passer desociété d’état à un organisme entièrement propriété des éleveurs québécois en 1999.

Gaston St-Laurent

La palette des premiers récipiendaires comprend un professeur d’université très près du milieu del’industrie laitière, soit le Dr Gaston St-Laurent, associé à la 3e décennie du CIAQ au moment où il acommencé à enseigner à l’Université Laval à Québec. Professeur de 1970 à 2002, Dr St-Laurent atoujours eu « un pied dans le champ et un pied à l’université » comme il se plaît à le mentionner. Il atoujours encouragé une production laitière efficace et s’est fait un devoir d’amener ses étudiants chezdes producteurs laitiers pour bien vulgariser les connaissances requises. Dans ses cours deproduction laitière, il a voulu faire connaître à ses étudiants le modèle de l’industrie en améliorationgénétique en invitant régulièrement un représentant du CIAQ à donner l’information de pointe. Il n’apas manqué une occasion de promouvoir le CIAQ et le PATLQ (aujourd’hui Valacta), deux fleuronsde l’agriculture québécoise selon lui.

Robert E. Ness

Robert E. Ness, dont le nom est associé principalement à la 4e décennie du CIAQ, a cependant vuses actions se répercuter jusqu’à aujourd’hui. Éleveur Ayrshire de Howick, il est l’emblème de laferme Terrace Bank qui a de profondes racines en élevage. Il a été un ambassadeur par excellencede la race et de la génétique canadienne dont il a fait la promotion dans le monde. Il a étéadministrateur au CIAQ de 1986 à 1993, et il a aussi siégé au conseil d’administration de Boviteq etde Semex Canada. Robert E. Ness a largement influencé les politiques et les programmes del’industrie de l’insémination artificielle et du transfert embryonnaire à une époque de grandschangements. À maintes reprises, on l’a vu sur les terrains d’exposition, dans les assemblées ouauprès de jeunes faire la promotion des taureaux et des services du CIAQ.

Léo Jacobs

Léo Jacobs est un éleveur Holstein émérite de Cap-Santé dans le comté de Portneuf qui a marquéprincipalement la 5e décennie du CIAQ. Membre de son conseil d’administration de 1986 à 1995, il aaussi agi à titre d’administrateur de Boviteq et de Semex Canada. Il a fait bénéficier le CIAQ de savision juste, de sa détermination et de sa compétence au moment où le CIAQ vivait des annéesd’effervescence, soit la période de gloire de Starbuck, la construction d’un grand complexe pour logerles taureaux à Sainte-Madeleine, la refonte de la structure des intervenants en insémination auQuébec et la mise sur pied de la station de transfert embryonnaire Boviteq, mais aussi des annéesplus difficiles où il a fallu rationaliser et innover et qui ont mené à la conclusion d’importantesententes avec les partenaires canadiens. En 1998, quand Holstein Québec a remis une toile en guised’hommage au CIAQ pour son importante contribution au développement de la génétiquequébécoise, ce sont Léo Jacobs et son petit-fils qu’ils ont choisis comme modèles avec deux sujetsde leur élevage.

Martin Caron

Martin Caron, producteur de lait de Louiseville, sera pour toujours associé à la 6e décennie du CIAQqu’il a particulièrement marquée. Impliqué au sein de son CAB local, il a rapidement gravi leséchelons dans cette structure vouée à la promotion de l’insémination artificielle et auxdéveloppements des produits et des services du CIAQ. Devenu administrateur du CIAQ en 1996, il aparticipé à la création de L’Alliance Semex et au processus d’achat de l’entreprise par les éleveursquébécois. À titre de président de 2002 à 2005, il a travaillé avec les quatre plus récents directeursgénéraux de l’entreprise et il a su influencer et mener à bien plusieurs groupes de travail, dont ceuxformés pour la distribution d’une partie des bénéfices de L’Alliance Semex sur une base deperformance, l’acquisition de la CIQ, le partenariat PATLQ/CIAQ, la restructuration du CQRL, et biend’autres qui ont permis au CIAQ de se développer et de réussir sa transition d’un organismeparagouvernemental à une société propriété des éleveurs. Martin Caron demeure un ambassadeurhors pair pour le CIAQ.

Robert Chicoine

Le septième récipiendaire est un homme qui a connu le CIAQ de près depuis 1966. Il s’agit deRobert Chicoine qui, même après son départ de l’entreprise en 1996, est resté dans la famillepuisqu’il est passé de directeur général du CIAQ à premier directeur général de L’Alliance Semex.Monsieur Chicoine a mis sur pied l’important programme d’épreuve de progéniture du CIAQ qui estdevenu progressivement le chef de file canadien dans ce domaine, testant presque la moitié desjeunes taureaux laitiers au pays à partir des années 1980. Il a été nommé directeur général du CIAQen 1982, alors que l’entreprise qui jusque-là faisait partie du ministère de l’Agriculture est devenue lapropriété de SOQUIA. Par la suite, des taureaux comme Enhancer et Starbuck ont propulsé le CIAQau rang des joueurs importants sur la scène internationale, toujours sous la gouverne de monsieurChicoine. C’est sous son initiative qu’a été lancé le premier programme de choix de taureaux du nomde Progénie en 1984. En 1986, il a mis sur pied le centre de transfert embryonnaire Boviteq afin decompléter le mandat du CIAQ de pourvoir à l’amélioration du cheptel bovin et il est devenu le premierprésident de son conseil d’administration en 1991. Il a aussi su faire rayonner le CIAQ auprès de lacommunauté scientifique en jouant un rôle important dans le soutien et la coordination de larecherche en génétique et en reproduction bovine à l’échelle nationale. Le nom de Robert Chicoineest étroitement associé à la bonne réputation de la génétique canadienne au niveau mondial, et c’esttout à l’honneur du CIAQ.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ)
http://www.ciaq.com

Conseil québécois des races laitières (CQRL)
http://www.cqrl.org

Programme d’analyse des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ)
http://www.patlq.com/

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