France, 11 octobre 2001 – Le marché français du machinisme agricole est à la peine. Au premier semestre 2001, il a ainsi enregistré un recul de 5,8 % par rapport aux six premiers mois de 2000, à 1,88 milliard d’euros. Pour autant, ces chiffres n’alarment pas les présidents de la filière du Machinisme Agricole, qui avaient anticipé cette baisse au printemps dernier. Plusieurs phénomènes expliquent ce « ralentissement des investissements après une période de croissance ininterrompue, de 1993 à 1999 » : les crises de la vache folle et de la fièvre aphteuse y sont ainsi pour beaucoup, tout comme la chute de 35 % du revenu des céréaliers ces trois dernières années. A ces facteurs, il faut encore ajouter la météo capricieuse du printemps, qui a fortement pesé sur la filière agricole.
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En revanche, la production française de machines a continué de progresser : + 3,3 % à 1,37 milliard d’euros au premier semestre. Malgré une chute de 8 % des ventes vers l’Union européenne, les exportations sont restées stables, grâce à une nette progression des ventes vers les Etats-Unis (+ 44 %) et les pays de l’est (+ 28 %).
Si la filière du Machinisme agricole s’attend à un recul continu des ventes sur l’ensemble de l’année 2001, elle affiche un certain optimisme pour 2002, où selon elle « les baisses observées ces deux dernières années devraient se stabiliser ». Le renouvellement du marché est en outre favorablement orienté, puisqu’il tend vers des matériels de plus grandes capacités, et donc d’une valeur plus élevée.
Source : Les Échos