Le soya profite des rotations

Les cultures produites en rotation profitent souvent d’une « poussée de rendement ». Le soya répond particulièrement bien à la culture en rotation, une stratégie importante dans la lutte contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes.

Voici de l’information transmise par Dekalb, au sujet de l’impact des rotations sur la culture du soya.

La gestion du risque

La rotation des cultures peut aider à répartir plus uniformément la charge de travail au cours de la saison de croissance et à atténuer les risques associés aux événements météorologiques quand diverses cultures sont semées sur l’ensemble de l’exploitation agricole, chaque année.

Les rotations qui comportent du maïs, une petite céréale ou une plante fourragère peuvent aider à lutter contre le nématode à kyste du soya (NKS), les maladies et les mauvaises herbes.

Lutte contre le NKS

La rotation des cultures est surtout efficace contre des insectes qui sont peu mobiles, qui s’attaquent à un nombre restreint de cultures et qui passent l’hiver dans le sol sous la forme d’oeufs ou de larves.

Le NKS est susceptible de se multiplier rapidement au cours d’une deuxième année consécutive en soya. Une population de NKS peut être diminuée de moitié quand le soya est cultivé en rotation avec du maïs et du blé.

Lutte contre les maladies

La rotation des cultures peut être un outil efficace pour lutter contre les maladies, surtout quand l’agent pathogène n’a qu’un étroit éventail d’hôtes et qu’il hiverne dans les résidus de culture ou le sol.

Dans les champs de soya, les inoculums des agents pathogènes responsables de la moisissure blanche, du syndrome de la mort subite (SMS), du pourridié phytophthoréen et de la pourriture brune des tiges peuvent s’accumuler. Il est conseillé de tenir compte de chacune des maladies suivantes avant de modifier la rotation des cultures :

Moisissure blanche – La rotation des cultures demeure la pratique culturale la plus efficace pour combattre la moisissure blanche. Pour diminuer sa propagation, il est recommandé de pratiquer une rotation de trois à quatre ans avec des cultures non hôtes.

Syndrome de la mort subite (SMS) – Pour réduire les risques de SMS, la rotation doit être plus longue qu’une combinaison maïs-soya. Il est recommandé d’inclure une petite céréale ou une fourragère dans la rotation avec le maïs pour aider à combattre cette maladie.

Pourridié phytophthoréen – Il est possible de diminuer la quantité d’inoculum de cet agent pathogène avec une rotation qui exclut le soya. Toutefois, Phytophthora sojae survit dans le sol et les résidus sous la forme de spores à paroi épaisse appellées oospores et peut résister au gel et à de longues périodes de froid. Certaines oospores demeurent dormantes même dans des conditions très favorables, de sorte que la rotation des cultures peut ne servir qu’à éviter l’accumulation potentielle de l’agent pathogène.

Pourriture brune des tiges – La moisissure survit principalement sur les résidus de culture, et on ne connait aucune autre culture hôte pour cet agent pathogène. Au minimum deux années de rotation sans soya, avec des petites céréales, du maïs ou des fourragères, par exemple, sont recommandées pour réduire l’inoculum.

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