« Le temps est enfin venu de se mettre à l’ouvrage ! » – Christian Lacasse

Longueuil (Québec), 6 mars 2008 – « Cette vision et les priorités qui l’accompagnent constituent une base de travail qui converge vers bon nombre de nos objectifs. Les agriculteurs et les agricultrices vont se retrouver dans les propositions du ministre. Après les consultations, après le rapport qui les a suivies, le temps est enfin venu de se mettre à l’ouvrage ! »

C’est en ces termes que le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Christian Lacasse, a commenté la vision d’avenir du gouvernement rendue publique aujourd’hui par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, qui en a également profité pour faire part de ses priorités d’action dans la foulée de cette toute nouvelle vision.

« Avec cette annonce, d’enchaîner le président de l’UPA, le gouvernement répond à l’appel que nous lui avons lancé il y a quelques semaines : il propose plusieurs éléments qui ouvrent des perspectives potentiellement constructives pour l’agriculture et l’agroalimentaire. Il rappelle également toute l’importance qu’il y a, pour l’ensemble du secteur, à miser sur ses forces, le partenariat, la concertation et l’action collective ».

L’UPA souscrit ainsi à l’intention du ministre d’opérer un rapprochement avec les consommateurs. « Il faudra des efforts soutenus et vigoureux, de plaider Christian Lacasse. Avec 53 % des recettes agricoles qui proviennent du marché québécois, il y a place encore pour nos produits, surtout qu’une telle démarche s’inscrit en droite ligne de notre préoccupation pour la souveraineté alimentaire. Les travaux de la CAAAQ ont démontré que les Québécois souhaitent une agriculture qui les nourrit, qui cultive notre différence et qui contribue au développement des régions ».

Quant à la mise sur pied d’un comité visant à explorer des pistes de développement pour de nouveaux circuits de commercialisation, l’UPA croit qu’il y a place à des réseaux de distribution diversifiés dans une perspective de mise en marché cohérente et ordonnée. « Les producteurs agricoles sont toujours partants pour trouver des façons de mieux occuper leur place sur les marchés, a rappelé le président de l’UPA, à plus forte raison que le savoir-faire ainsi développé se révèle souvent une expertise utile pour trouver le chemin sur d’autres marchés, le moment venu. »

À l’instar du ministre, l’UPA croit par ailleurs que le processus de renouvellement de la convention sur La Financière agricole du Québec offre effectivement l’occasion de se pencher sur le Programme d’assurance-stabilisation du revenu agricole. « Nous sommes évidemment soucieux que les fonds disponibles soient utilisés avec efficacité, que les interventions soient ciblées dans la perspective de mieux intervenir pour mieux soutenir le développement de nos entreprises, tous secteurs confondus, suivant le principe des coûts de production », d’indiquer le président de l’UPA.

« Un système de sécurité du revenu plus étendu et mieux ciblé, a-t-il également ajouté, implique par ailleurs des interventions complémentaires, en recherche et en soutien technique notamment, visant à aider les entreprises à aller chercher le maximum de leurs revenus sur les marchés. Auquel cas, l’ASRA pourra mieux jouer encore le rôle qui est le sien : celui d’une assurance servant de pilier à notre secteur. »

Sur la protection du territoire agricole, l’UPA croit effectivement qu’il y a lieu de favoriser une occupation plus dynamique de cette zone, particulièrement l’utilisation du plein potentiel de ses sols en milieu périurbain. « Les agriculteurs et les agricultrices ont déjà indiqué qu’ils sont prêts à intensifier le travail avec les autres intervenants pour tirer le meilleur parti possible de la zone agricole en tenant compte de la cohabitation avec les autres usages du territoire. Ils sont ouverts à la collaboration », a souligné Christian Lacasse.

« Il y a longtemps, de conclure le président de l’UPA, que les producteurs et les productrices agricoles sont prêts à passer en mode proactif, avant même les travaux de la CAAAQ en fait. Il va sans dire que nous allons souscrire, avec nos partenaires, les acteurs politiques et nos concitoyens, à toute démarche et à tout élément qui seront porteurs d’avenir pour notre secteur et qui s’inscriront dans une véritable politique agricole ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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