Les PME estiment que l’Agence canadienne d’inspection des aliments peut s’améliorer

Ottawa (Ontario), 14 juin 2007 – Les petites et moyennes entreprises consacrent en moyenne près d’un mois par an à se conformer à la réglementation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Il s’agit d’un desprincipaux résultats mis en avant par la Fédération canadienne de l’entrepriseindépendante (FCEI) dans son tout dernier rapport intitulé Evaluation del’ACIA – le point de vue des petites entreprises sur l’Agence canadienned’inspection des aliments. Selon cette étude, les PME oeuvrant dans le secteuragroalimentaire pensent que le fardeau réglementaire imposé par l’ACIA s’estalourdi au cours des trois dernières années et que sa qualité de servicelaisse à désirer.

La FCEI présentera son rapport aujourd’hui à Chuck Strahl, ministre del’Agriculture. La FCEI a effectué un sondage auprès de ses membres PME établisde part et d’autre du pays, dont ceux exerçant dans les secteurs de laproduction primaire, de la transformation des aliments et de la pêche quitraitent avec l’ACIA.

Le coût pour faire affaire avec l’ACIA : « En moyenne, les entreprisesconsacrent plus de 29 jours par an et dépensent plus de 19 000 $ par an pourse conformer aux règlements de l’ACIA », affirme Corinne Pohlmann,vice-présidente des affaires nationales de la FCEI. Soixante-six pour cent desrépondants ont signalé que le fardeau réglementaire s’est alourdi au cours destrois dernières années et quarante-deux pour cent ont l’impression quel’Agence n’est pas consciente de l’impact de ses règlements sur lesentreprises.

« Les PME reconnaissent qu’un minimum de réglementation est important pourveiller à la salubrité alimentaire, mais une paperasserie excessive a desrépercussions négatives sur la productivité générale du secteur, ajouteMme Pohlmann. Le défi des entreprises est de garantir la sécurité des produitsalimentaires qu’elles fabriquent et de s’occuper des formalitésadministratives sans que cela entrave leur performance. »

L’impact de l’ACIA sur les entreprises : « Pour se faire une idée de lagravité de la situation, il suffit de retenir que 41 % des répondants sontd’avis que les règlements de l’ACIA réduisent considérablement la productivitéde leur entreprise, souligne Mme Pohlmann. De plus, 40 % d’entre euxreconnaissent que les règlements de l’ACIA limitent leur capacité à livrerconcurrence aux plus grandes entreprises. Il y a également un coût social,58 % des entreprises ayant indiqué que les règlements de l’ACIA ajoutent unstress important dans leur vie. »

La qualité du service de l’ACIA est perçue comme étant médiocre :

  • 5 % seulement des répondants estiment que la qualité du service est bonne;
  • Chaque critère de qualité du service, à l’exception de l’« accessibilité », a obtenu plus de réponses défavorables que favorables;
  • Moins d’une entreprise sur quatre a accordé à l’ACIA la mention « bonne » concernant les « interprétations et opinions communiquées de bonne volonté »;
  • Seulement 20 % d’entre elles se sont dites satisfaites de la « disponibilité des reseignements »; et
  • Le « volume de la paperasse » (44 %) et la « lisibilité et la simplicité des renseignements » (42 %) ont été désignés comme étant les critères les plus insatisfaisants.

« Comme les entreprises des secteurs concernés n’ont pas d’autre choix quede traiter avec l’ACIA, cette dernière doit fournir un service de qualité quisoit en phase avec les besoins des PME. L’ACIA peut grandement améliorer sonservice à la clientèle », soutient Mme Pohlmann.

Le gouvernement fédéral s’est engagé à réduire de 20 pour cent le fardeauréglementaire global pesant sur les PME d’ici la fin de 2008. « L’ACIA peutjouer un rôle important au niveau de la réalisation de cet objectif rien qu’enrationalisant ses processus et en améliorant la qualité et la rapidité desservices qu’elle offre aux entreprises, conclut Mme Pohlmann. Pour aiderl’ACIA dans cette démarche, nous soumettons dans le cadre de notre rapport dixrecommandations qui portent, entre autres, sur les évaluations annuelles dufardeau réglementaire et des normes de service à la clientèle, et sur larédaction en langage clair des informations utilisées par les PME. »

Le rapport intégral peut être consulté au site Web de la FCEI àwww.fcei.ca/researchf/reports/rr3032f.pdf

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)
http://www.fcei.ca/

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