Bilan des Producteurs de lait du Québec

 

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Les Producteurs de lait du Québec ont pris connaissance du bilan des six derniers mois qui a été qualifié de mitigé par leur président Bruno Letendre. La situation des marchés demeure positive mais les prix aux producteurs et les accords commerciaux envers l’Europe et les pays reliés au Partenariat transpacifique « menacent fortement la croissance du secteur ».

Les ventes de tous les produits laitiers sont en hausse sur la période d’octobre 2014 à septembre 2015, à l’exception du lait de consommation (1 %) et de crème glacée (0,4 %). Parmi les produits en vogue, le yogourt grec grimpe de plus de 7%. La hausse devrait se poursuivre en 2016 pour les produits dont les ventes sont populaires.

Le quota de production des producteurs a été haussé de 7 % de décembre 2014 à décembre 2015. La moitié de cette hausse vise à satisfaire la croissance courante des ventes, tandis que l’autre moitié vise à reconstruire les stocks de beurre.

Le président Bruno Letendre a ajouté que le secteur laitier “sera par ailleurs grandement affecté” par l’entrée en vigueur de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne ainsi que du Partenariat transpacifique (PTP). Les deux accords commerciaux entraîneraient une perte récurrente pour les producteurs d’environ 6 % du marché laitier canadien qui s’ajouterait aux 8 % de parts de marchés déjà concédées par les accords commerciaux précédents. Les pertes brutes de vente de lait au Canada sont estimées à 400 M$ par année si l’on tient compte de l’impact du PTP (250 M$) et de celui de l’AECG (150 M$). Les pertes annuelles par ferme s’élèveraient à 29 000 $ à 33 000 $ alors que le le programme de compensations annoncé par le gouvernement conservateur s’élève à 11 000 $ en moyenne par ferme laitière pour une période de 15 ans.

Les producteurs de lait font aussi face à l’importation sans limites et sans tarifs de concentrés protéiques liquides. Ces derniers sont utilisés pour fabriquer les fromages. Les pertes causées par les importations de concentrés protéiques totalisaient en 2014 quelque 200 M$.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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