Les revenus du secteur aquacole ont diminué pour la deuxième année consécutive en 2004

Ottawa (Ontario), 19 octobre 2005 – Les revenus du secteur aquacole du Canada ont diminué pour la deuxième année consécutive en 2004, dans la foulée d’une baisse de la production et des exportations.

Le secteur a généré des revenus d’exploitation de 668,9 millions de dollars en 2004, en baisse de 9,3 % comparativement à 2003 et de 11,3 % comparativement au sommet de 754,4 millions de dollars atteint en 2002.

Les ventes de poisson, qui ont représenté près de 87 % du total des revenus d’exploitation, ont diminué pour la deuxième année consécutive. Elles ont chuté de 10,4 % pour s’établir à 580,9 millions de dollars, consécutivement à une baisse de 12,3 % de la valeur de la production de saumon, qui domine l’industrie.

La valeur des exportations des produits aquacoles a plongé de 13,4 % pour s’établir à 424,9 millions de dollars. Cette chute s’explique principalement par la diminution de 28,0 % de la valeur des filets de saumon de l’Atlantique exportés aux États-Unis, le marché le plus important du Canada.

Les ventes de poisson ont diminué dans les deux plus grandes provinces productrices du pays, le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique. La diminution du prix du saumon d’élevage, en raison de l’accroissement de la concurrence internationale, et l’appréciation du dollar canadien ont été les principaux facteurs de la diminution des ventes.

La baisse de la production de saumon en Colombie-Britannique a entraîné une diminution de 12,2 % des revenus tirés du poisson, qui se sont établis à 283,2 millions de dollars. Au Nouveau-Brunswick, les pisciculteurs ont augmenté leur production, mais leurs ventes ont diminué de 8,0 % pour s’établir à 242,0 millions de dollars.

Les revenus tirés des mollusques ont fléchi légèrement et se sont établis à 67,5 millions de dollars. Les ventes à l’Île-du-Prince-Édouard, qui ont représenté 44,4 % de la production de mollusques au Canada, ont baissé de 3,2 %.

À l’échelle nationale, les dépenses de production ont augmenté légèrement de 1,3 % pour atteindre 529,9 millions de dollars l’an dernier. Il s’agit des coûts des produits et des services achetés auprès d’autres entreprises, à l’exception du capital et des coûts de la main-d’oeuvre.

Les achats de poisson et d’oeufs, de même que les coûts de la transformation, du transport, de l’entreposage et de l’énergie, ont beaucoup augmenté en 2004. Toutefois, les coûts des aliments, qui représentent 45,0 % de toutes les dépenses de production pour les producteurs de poisson, sont restés stables à 238,3 millions de dollars.

La production brute du secteur de l’aquaculture, qui comprend les ventes, les subventions et la variation des stocks, s’est chiffrée à 726,1 millions de dollars en 2004, soit à peu le même montant qu’en 2003.

La valeur brute ajoutée par l’aquaculture à l’économie, c’est-à-dire la différence entre la production brute et les dépenses totales de production, s’est élevée à 198,2 millions de dollars, en baisse de 5,5 % par rapport à 2003.

La publication Statistiques d’aquaculture (23-222-XIF, gratuite) est maintenant accessible en ligne. À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Agriculture.

L’article intitulé «Le point sur l’aquaculture : Un profil de l’industrie au Canada» paraîtra dans le numéro d’octobre 2005 du bulletin Regards sur l’industrie agro-alimentaire et la communauté agricole (21-004-XIF, gratuite) qui sera diffusé le 25 octobre

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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