Semis: retard de une à deux semaines

Le froid et les précipitations au dessus des normales au début de mai ont pénalisé les progrès des travaux dans les champs. En date du 16 mai, la Financière agricole estimait que seulement 3% des champs avaient été ensemencés alors que ce pourcentage était de 64% en 2016. Un progrès de 2% a été enregistré par rapport au premier rapport de l’année qui recensait la situation au 2 mai. Un retard de plus d’une semaine et même deux est donc constaté, selon les régions.

La dernière semaine a toutefois été marquée par des températures nettement au-dessus des normales et du temps sec qui ont favorisé les travaux dans les champs un peu partout dans la province.

Plusieurs régions affichent des accumulations d’eau pour des superficies estimées à 10 000 hectares. Les régions de l’Outaouais, de la Mauricie, de Lanaudière, du Centre du Québec et de Laurentides-Laval sont les principales affectées. La moitié des terres inondées se situent zone inondable récurrente 0-2 ans.

Dans la province, 4% des superficies de céréales et du maïs-grain étaient semées alors qu’elles étaient à moins de 1% pour le soya. L’ensemencement du maïs fourrager est réalisé dans une proportion variant de 1 à 5% selon les régions, mais n’a pas débuté dans l’ouest de la province. Les pourcentages de réalisation des semis de céréales sont de 0% pour l’avoine, de 7% pour le blé et de 2% pour l’orge.

Les régions les plus en avance sont toutes en Montérégie (secteur de Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu et La Prairie–Salaberry-de-Valleyfield). Les progrès étaient minimes dans les autres régions mais quatre d’entre elles n’avaient pu débuter les travaux, soient Laurentides-Laval, Mauricie, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie Iles-de-la-Madeleine.

Dans les autres cultures, le froid a ralenti la progression de la croissance, que ce soit pour les petits fruits, les pommes ou encore les prairies. Le mercure a accusé un manque à gagner de plus de 4 degrés Celsius dans la première semaine du mois et de 3 degrés dans la seconde. Les conditions de croissance sont décrites comme étant variables à bonnes pour les pommes et variables pour les fraises.

L’hiver a cependant terminé sur une bonne note puisque la Financière estime que la saison de sirop d’érable a été de très bonne à excellente selon les régions, avec une qualité jugée bonne.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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